Sa famille

  

     Aénor de Châtellerault (~1103 1135)

 

     Son père : Aimeri Ier de Châtellerault (~1076 07/11/1151) voir ci-dessus et A

 

     Sa mère : Dangereuse de l'Isle Bouchard (1079 1151) voir ci-dessus et A, B, C

 

     Son époux : Guillaume X d'Aquitaine (1099 09/04/1137) voir ci-dessus et A, B

 

     Ses enfants : Aliénor d'Aquitaine (~1124 01/04/1204) voir ci-dessus et A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z, 1, 2, 3, 4

                             Pétronille d'Aquitaine (1125 ~1152)

       Voici ce qu'écrit Médiéval land index sur la généalogie de Pétronille :

AELIS [Petronille] d'Aquitaine ([1125]-after 24 Oct 1151, enterrée à St Arnould de Crépy-en-Valois).  La chronique d'Aubry de Trois-Fontaines mentionne que "Alienor Guilielmi filia comits Pictavorum et Aquitanie ducis" avait deux sœurs dont l'une était mariée à "Radulfus…comes Perone et Veromandie", mais il ne les nomme pas [613].  L'Histoire de Tournai mentionne la femme de "Radulfem comitem" comme "germanam Alienore regine Francorum" mais ne la nomme pas [614].  se réfère à la mère de l'enfant de "Radulfus de Perrona comes Viromandorum" comme "iuniore filia Willelmi ducis Aquitanorum" mais ne la nomme pas non plus [615]. La Chronique de Guillaume de Nangis nomme "Eléonore et Pétronille" comme les deux filles de "Guillaume comte de Poitou et prince d'Aquitaine", mentionnant que c'est en 1142 que Pétronille s'est mariée avec "Raoul comte de Vermandois" après avoir répudiée sa première femme [616].  "Helienordis...Francorum regina et Aquitanorum ducissa" confirme les privilèges accordés à Notre-Dame de Saintes, à la demande de "Agnetis abbatisse", avec le consentement de “Ludovici regis Francorum et ducis Aquitanorum collateralis nostri et Aelith sororis nostre”, par une charte datée de 1151 [617]

[613] Chronica Albrici Monachi Trium Fontium 1152, MGH SS XXIII, p. 841. 

[614] Historiæ Tornacenses IV.5, MGH SS XIV, p. 343. 

[615] Chronique de Robert de Torigny I, 1152, p. 263. 

[616] Guillaume de Nangis, pp. 18 et 24

[617] Saintes Notre-Dame, XXIX, p. 36.

        Le prénom de la sœur d'Aliénor est donc Aelith comme elle le dit elle même et non Pétronille comme le dit Nangis dans sa chronique écrite avant sa mort en l'an 1300. Pour sa dexième fille, Aénor a donc choisi un prénom commençant par la lettre danoise Æ (Voir ci dessous Æthelred). Il convient de le prononcer à l'anglaise avec Ay comme dans "say" puis avec le th anglais. il ressemble ainsi à Alice. On peut se demander si Nangis ne l'a pas appelée ainsi car elle était comtesse de Péronne après son mariage. Aliénor imitera sa mère en nommant sa seconde fille Alix, montrant ainsi l'attachement qu'elle avait pour sa sœur. C'est cet attachement qui provoquera le massacre de Vitry-en-Perthois puis indirectement la seconde croisade. Tout cela provoquera la réaction de Saint Bernard et d'Innocent II qui excommunieront Pétronille et son mari Raoul Ier de Vermandois. Peut être que ce mariage décidé par sa sœur et voulu sans contrainte suite au décès de leur parents avait plu à Aliénor. Les conséquences politiques auront sans aucun doute dépassé celles escomptées par les jeunes femmes.

        Raoul Ier de Vermandois dit le Vaillant (~1085 1152) était borgne et âgé entre 30 et 40 ans de plus que Pétronille mais c'était un très beau parti : sénéchal de France, cousin germain de Louis VI et comte de Vermandois, d'Amiens de Vexin et de Valois. Il est marié avec Eléonore de Blois mais resté sans descendance, il est heureux d'accueillir une jeune de 16 ans et de devenir le beau-frère de Louis VII. g 

                             Guillaume Aigret (~1126  >1133) voir ci-dessus

 

     Ses frères : Hugues II de Châtellerault (~1110 <1173) x Alix d'Alençon (~1150 1221) Ci-dessus et ABC, D, E

             On ne le connaît que par les chartes d'Aliénor signées par lui. Il se maria deux fois. De sa première épouse, on ne connaît que le prénom Aénor sans connaître son origine. On ne sait pas non plus attribuer ses enfants entre ses deux épouses. Il construisit le faubourg de Châteauneuf, son château et son église.

               C'est par la succession d'Hugues II que nous arrivons à Clémence de Châtellerault : leur fils Guillaume est vicomte de Châtellerault de 1172 à 1188. Puis c'est Hugues III qui épouse Eustachie de Mauléon, parents de Clémence, qui, par son mariage en mai 1224 avec Geoffroy II de Lusignan sera l'occasion pour laquelle Willelm de Sonay sera nommé recteur d'Auzon avant janvier 1224. Aénor de Châtellerault est donc très proche des Mauléon, d'abord par sa grand-mère paternelle Aénor de Thouars, Nièce de Raoul Ier de Mauléon fondateur de la branche homonyme et sœur d'un Raoul (de Mauléon ?), ensuite par le mari de son amie d'enfance Agnès de Poitiers, Aimeri V de Thouars neveu de Raoul Ier de Mauléon et enfin par la femme de son petit neveu Hugues III de Châtellerault, Eustachie de Mauléon. Rappelons que c'est l'oncle d'Eustachie, Guillaume de Mauléon qui a recueilli les enfants Sonay chassés par la guerre. Aénor de Châtellerault et Guillaume de Mauléon sont peut être cousins issus de germains. Pour Clémence voir : Ci dessus et A, B, C, D - Pour Hugues III : A, B, C - Pour Eustachie : A - Pour Geoffroy II : ci-dessus et A, B, C, D, E, F - Pour Guillaume de Mauléon : A

 

                         Raoul Ier de Faye (~1112 1190) x Elisabeth de Faye (~1115 1164) voir ci-dessus et A, B, C. Pour leur descendance, voir Anais Lancelot dans "Les vicomtes de Châtellerault, une puissance discrète" ci-dessous :

 

 


 

        Faye la vineuse est un village à la limite entre l'Indre-et-Loire et la Vienne. A l'époque surement plus important que Loudun ou Richelieu avec environ 10 000 habitants. Il joua un rôle important sur la frontière entre Poitou et Anjou, frontière que surveillaient les Sonay de Mont-sur-Guesnes (Voir patronymie II, III et VI, toponymie Anjou de 4 à 9 et  la feuille origine 2013).

         Raoul de Faye était l'oncle d'Aliénor et son principal soutien après son mariage avec Henri II. Aliénor l'avait d'ailleurs nommé sénéchal du Poitou. Il joua un rôle important dans la querelle entre Henri II et ses fils. Il vécut jusqu'à l'âge de 78 ans. Il est le chef d'une longue lignée de descendants moitié en Anjou, moitié en Angleterre.

         A noter également que des liens étroits relient les sites de Faye, Marmande, Cravant les Coteaux, la Roche-Clermault et Montsoreau avant et après le mariage de Raoul. Ces sites sont cités plusieurs fois dans notre étude et sont impliqués ensemble dans la défense de Chinon. On a vu également que le mariage entre Raoul et Elisabeth résultait de l'amitié de leurs grand parents respectifs née lors des combats contre Zacharie de Marmande (voir page précédente).

       Le document ci-contre explique comment les seigneuries de Loudun, Faye-la-Vineuse et Montsoreau se sont retrouvées dans l'héritage d'Elisabeth de Faye.

     Petite correction nécessaire : Trèves avait été reconquis par Foulques Nerra sur Guelduin Ier de Saumur. Foulques y construisit le château peu avant 1026 et Trèves ne faisait plus partie de l'héritage de Grécie de Montreuil-Bellay (Montreuil-Bellay est encore un château de Foulques Nerra).

        Se reportant à la généalogie de Raoul de Châtellerault et Elisabeth de Faye ci-dessus, on peut suivre le passage de Faye-la-Vineuse et Loudun dans la famille de Fréteval (angevin après 1057) sur quatre générations jusqu'à la détention par Guillaume de Faye né vers 1207 donc seigneur de Loudun et Faye vers 1227. La ville et le château de Loudun avaient été rattachés à la couronne en 1206 par Philippe Auguste. 

       Ce texte de Wikipédia sur Faye-la-Vineuse section histoire continue l'histoire de la détention de la seigneurie de Faye. La source de ce texte est le Dictionnaire de Carré de Busserolle Tome III p.48 :

  • Philippe de la Haye (? ~1250) x Isabelle de Passavant
  • Maurice de la Haye (? ~1274) x ?
  • Barthélémy de la Haye (? ~1276) x Aéline de Lusignan de Vouvant
  • Geoffroy de la Haye (? ?) x Marie fille d'Hardouin V de Maillé
  • Pierre de Marmande (? ?) x Isabelle de la Haye
  • Jean III de Sancerre (1346 1402) x Marguerite de Marmande 
  • Béraud II de Clermont (1356 1399) xx Marguerite de Marmande
  • Robert d'Auvergne (? 1462) évêque
  • Jean IV de Bueil (? ?) x Marguerite de Clermont
  • Joachim Gillier de Puygarreau (? ?) x Isabeau de Bueil
  • Bonaventure Gillier (? 1584) x Marie de la Bourdaisière
  • René Gillier (~1550 ~1619) x Claude de Laval-Lezay
  • Urbain Gillier (1585 1639) x Marie Chabot de Saint Gelais
  • 1626 - Vente de Faye-la-Vineuse à Richelieu

        Reprenons à la naissance du fief de la Haye : jusqu'en 987 le fief de la Haye était directement tenu par les comtes d'Anjou. Fidèle à sa politique castrale, Foulques Nerra confie le fief à Hugues de la Haye dit le Voyeur qui va être la souche de la famille. Son petit fils Regnault se marie avec une fille de Maillé vers 1045. La terre de la Haye passe alors dans la famille de Sainte-Maure suite au mariage de Gosselin II de Sainte-Maure avec Cassinotte dame de la Haye. Gosselin était le fils d'Hugues Ier de Sainte-Maure et d'Aénor de Montreuil-Bellay (à nouveau) rencontrés plusieurs fois dans notre étude (Voir Patronymie IV, page précédente, Touraine 17 et 19, Liste Aénor). Montreuil était aussi un château de Foulques Nerra confié à Berlay. Par son troisième mariage, Cassinotte fait passer La Haye dans la famille de Montbazon, encore une forteresse angevine impliquée dans la conquête de la Touraine par les comtes angevins. Avec un don à l'abbaye bénédictine de Beaulieu fait par un dénommé Boson soldat de Louis VI et originaire de la Haye, compte tenu de son prénom, on peut suspecter qu'il était rattaché à la famille de Châtellerault (voir patronyme II). Un peu plus tard, Ribotel seigneur de la Haye est témoin de Geoffroy le Roux lors d'un don à Sainte Marie de Turpenay (voir Aénor et patronymie IX). A partir de 1245, avec Philippe de la Haye, les fiefs de la Haye et de Faye-la-Vineuse sont alors réunis.

      

      Cet abandon de Faye au profit de la Haye est emblématique de la perte d'influence de la région de Chinon-Loudun à cette époque (1245). Rappelons les faits : 1204 Philippe-Auguste prend Poitiers - 1205 perte de Loches et Chinon par les Plantagenêts - 1206 trève de Thouars, le château de Loudun est aux mains de Philippe-Auguste, qui, avant de consolider ses conquêtes angevines et poitevines doit guerroyer en Auvergne et en Flandre - 1214 Batailles de la Roche-aux-Moines et Bouvines - 1215 paix de Chinon - 1223 mort de Philippe Auguste. - Concernant Châtellerault : 1224 Geoffroy II de Lusignan rend hommage à Louis VIII, 1230 ayant du rendre hommage à Henri IIILouis IX confisque la vicomté de Châtellerault pour 3 ans à Geoffroy : la situation est claire, le roi s'en occupe personnellement puis confiera le Poitou en apanage à Alphonse de Poitiers en 1241. Ce dernier réside sur place et se révèle un administrateur hors pair. Concernant l'Anjou : le fief garde son indépendance et est confiée en 1246 en apanage à Charles, jeune frère de Louis IX qui, par son mariage est plus occupé par le comté de Provence que par son apanage. Il doit partir en croisade en 1248. L'Anjou n'est rattaché officiellement à la couronne qu'en 1259. Il n'est pas étonnant que, dans ce contexte, la ville de Faye décline malgré les investissements conséquents faits à l'époque par Raoul de Faye (il construisit trois églises en plus de la collégiale Saint Georges) au profit de la région de Châtellerault restée fidèle à la couronne capétienne.

 

      Une jonction familiale entre Guillaume de Faye et Philippe de la Haye est tout à fait possible avec un mariage de Guillaume avec une fille de la Haye ou de Passavant qui lui aurait survécu sans descendance. Passavant sur Layon a en effet été créé par Foulques Nerra pour défendre les Mauges qu'il avait annexé à l'Anjou et confié à un homme de confiance qui en a pris le nom. C'est aussi le cas de la Haye-Descartes qui remonte à plus loin avec Foulques Ier. Les châteaux de la Haye et de Betz ont été construits pour défendre le fief de Roscille de Loches (voir Touraine). Nous retrouvons cette noblesse angevine de militaires fiers de leur traditions et utilisatrice de Sonay, ce qui plaide fortement pour une continuité familiale entre les Faye et les la Haye. La branche familiale créée par Raoul de Châtellerault-Montfort-Faye-Bramley sénéchal de Saintonge et d'Aquitaine, oncle et soutien d'Aliénor et continuée par celle des la Haye, présente tellement de liens avec notre recherche que cela ne peut être fortuit ; voici, entre autres les indices relevés en plus de ceux déjà signalés :

  • Raoul de Faye fait construire le château de la Tour d'Oyré à Availles-en-Châtellerault tout près de la Commanderie d'Ozon vendu par son fils Guillaume de Faye à Guillaume du Rivau.
  • Le grand philosophe et mathématicien René Descartes a donné son nom à la ville de la Haye. Il est le fils puiné de Joachim Descartes propriétaire de 12 hectares à Poisay-le-Joly commune des Ormes 86220 marié avec Jeanne Brochard née à La Haye. Il est né au bord de la route près d'Ingrandes 86220 pendant un déplacement de la Haye à Châtellerault au pré Fallot le 31 mars 1593. Il est élevé à la Haye par sa grand mère maternelle Jeanne Sain qui lui lèguera une petite métairie à Availles en Châtellerault 86530. Comme "sieur du Perron" il est officiellement vassal d'André-de-Grain-de-Saint-Marsault commandeur d'Auzon mais n'en avait que faire. Cela n'apporte rien à notre étude mais comment passer sous silence cette gloire locale châtelleraudaise.
  • Barthélémy de la Haye est marié à Aéline de Lusignan (prénom très proche de Aélith sœur d'Aliénor) morte en 1270 et dont on ne connait l'ascendance que depuis 2018 suite à la thèse de Clément de Vasselot. Elle est fille de Guillaume de Lusignan de Soubise et de Marquise de Mauléon donc petite fille de Savary de Mauléon, doublement nièce de Geoffroy II de Lusignan (~1195 1248) vicomte de Châtellerault (de 1224 à 1239) par les Lusignan d'une part et de Clémence de Châtellerault (~1200 1239) par les Mauléon d'autre part.
  • Geoffroy II de la Haye, fils du précédent, est marié selon Carré de Busserolle à Marie de Maillé fille d'Hardouin V de Maillé, celui qui a fait la sixième croisade avec Willelm de Sonay. Toujours selon cette source, elle était veuve de Péan de Maillé-Brézé, celui qui selon notre hypothèse a possiblement hérité du fief de Sonay à Cravant-les-Coteaux. Selon l'abbé Ambroise Ledru l'affirmation de Carré de Busserolle est fausse. Selon lui Péan était marié avec Jeanne de Brézé et ont eu une fille Isabelle de Maillé-Brézé, mariée à Geoffroy de Saumoussay, ce que nous avions affirmé par ailleurs. Marie de Maillé est donc la tante d'Isabelle de Maillé-Brézé dame de Saunay qui selon nos hypothèses l'aurait reçu par succession du cousin vendéen homonyme de Guillaume de Saunay (voir Touraine et feuilles propriétaires, Mauléon et Patronymie IX).
  • La fille de Geoffroy ci-dessus, Isabelle, est mariée à Pierre de Marmande sénéchal du Périgord, signe du retour des Marmande dans la famille issue de Raoul de Châtellerault. Cette Isabelle ne peut donc être identique à Isabelle de Maillé Brézé, ce qui confirme que Carré de Busserolle s'est trompé. Nous avons vu ci-dessus que Marie de Maillé mère d'Isabelle était sœur ainée de Payen de Maillé (ce qui n'est pas confirmé par l'abbé Ambroise Ledru). Isabelle de la Haye est donc cousine germaine d'Isabelle de Maillé dame du Saunay de Cravant.
  • Marguerite, fille des précédents se nomme dame de Faye-la-Vineuse, la Haye, Rillé (en partie), Marmande, d'Azay-le-Rideau, Cravant-les-Côteaux, La Roche-Clermault, Saint-Michel-sur-Loire, Chezelles, Savary et Bizay ! Elle est mariée avec Jean III comte de Sancerre dont la famille était autrefois utilisateurs de Sonay (voir Berry).
  • Marguerite de Clermont petite fille de la précédente Marguerite est mariée avec Jean IV de Bueil d'une grande famille de chevaliers que l'on a cru autrefois liés aux de l'Isle-Bouchard, hypothèse que l'on pense maintenant erronnée.
  • Bonaventure Gillier se marie avec Marie de la Bourdaisière dont le nom évoque la célèbre bataille qui termina l'implantation des comtes d'Anjou en Touraine (voir Touraine), avec bien sûr un Saunay tout proche.
  • Leur petit fils René Gillier épouse Claude Fille de Pierre de Laval-Lezay et de Jacqueline de Clairambault deux familles illustres avec des noms souvent rencontrés : Laval  : ci dessous et A, B, C, D, E ; Lezay : A, B ; Montmorency : A, B ; Montrevault : Ci dessous et A, B ; Trèves : Ci-dessous et A, B
  • Urbain Gillier se maria lui avec Marie Chabot, famille omniprésente en Vendée : voir A, B, C, D, E, F, G, H

 

     Ses sœurs : Amable de Châtellerault (~1105 ~1140) x Vulgrin II Taillefer d'Angoulème (? 16/11/1140) Voir A

                    Pour le mariage de son quatrième enfant, Aimeri Ier va à nouveau faire référence avec les origines de sa famille en mariant Amable à Vulgrin qui avait été marié en première noces avec Poncia de la Marche, fille de Roger III de Montgommery dit le Poitevin comte de la Basse Marche (voir A, B, C, D, E). C'est probablement lors de ce mariage qu'Aénor rencontra l'évêque Girard et le recommanda à Guillaume X en vue de la défense d'Anaclet II (voir A, B, C). Amable est aussi l'arrière grand mère d'Isabelle d'Angoulème qui aura bien reçu en héritage la fougue des filles de Châtellerault et de l'Ile Bouchard ! Elle sera enterrée à Fontevraud près d'Aliénor puisqu'elle en deviendra la belle fille en se mariant avec Jean-sans-Terre. Voir A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N. Les enfants d'Isabelle seront souvent cités dans notre étude : Henri III, A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T. Les relations entre les deux beaux frères, avec Guillaume X n'ont pas du être toujours au beau fixe car Vulgrin prit Blaye en 1127 et fit reconstruire le château du troubadour Jaufré Rudel en 1140.

                          Haois (~1117 ?) x Pierre Hélie de Chauvigny (~1120 ?). C'est la plus jeune des enfants d'Aimeri Ier. Elle nous est connue par deux références relevées par Beauchet-Filleau dans le tome II du Dictionnaire Historique et Généalogique des familles du Poitou p. 316 (Voir A, B). Drôle de prénom, que l'on ne trouve qu'en Bretagne, Perche ou Mayenne. La plus connue est Haois de Craon femme de Guy V de Laval. Il provient d'une forme gaëlique (Breton, Irlandais ou Gallois) du prénom féminin "Avoise". En Gaëlique, Haois veut d'ailleurs dire "siècle". Ce prénom indique donc clairement qu'elle est de la seconde vie d'Aimeri Ier après 1111 et donc de la même mère inconnue que celle de Raoul. Le mariage d'Haois nous est connu par une source anglaise : Cultures of Power d'Harvard University 1995 P. 30 qui cite Eugène et Jean Hubert "L'origine de la parenté entre la famille de Chauvigny et les Plantagenêts" Revue du Berry et du Centre 1927 P. 38 à 40. C'est ainsi qu'est expliqué le fait qu'Aliénor cite André de Chauvigny comme "Karissimo amico et consanguineo nostro Andree de Calvigniaco". Voir aussi Martin Aurell "Aliénor d'Aquitaine" P. 367. Pierre Hélie de Chauvigny était prévôt du château de Chauvigny, possession des évêques de Poitiers. Selon ces différentes sources, Haois est la mère d'André de Chauvigny (1150-1202) qui s'illustra lors de la troisième croisade avec Richard Cœur de Lion et mourut en même temps qu'Arthur de Bretagne suite à la bataille de Mirebeau où Jean sans Terre délivra sa mère Aliénor des troupes d'Arthur. André de Chauvigny est à l'origine d'une belle descendance sans que l'on connaisse son épouse.

   

     Ses beaux parents : Guillaume IX d'Aquitaine (1071 1126) dit le Troubadour et Philippa de Toulouse (~1073 1118)

                            Philippa ayant quitté Poitiers depuis 1113 donnera naissance à Raymond à Toulouse vers 1115, Guillaume qui a 15 ans en 1114 est certainement aux cotés de son père pour suivre les affaires du comté. Il est probable qu'Aénor (11 ans) et Amable (9 ans) aient suivi leur mère en 1114 pour être élevées avec Agnès (11 ans) à la cour Poitiers. Hugues (4 ans) et Raoul (2 ans) restant peut être avec leur père temporairement en Bretagne. Philippa était devenue une adepte assidue des enseignements de Robert d'Arbrissel notamment pendant la croisade de son mari. La différence de conception de la condition féminine entre celle des fontevristes et celle des troubadours qui aurait pu se concilier mais pas dans l'esprit de Guillaume qui restait grivois dans son comportement est surement à l'origine de la séparation du couple qui s'est fait dans de bonnes conditions, Guillaume ayant installé Philippa comme comtesse à Toulouse avant d'agrandir son château pour accueillir Dangereuse à Poitiers.

 

     Ses beaux frères et sœurs : Agnès de Poitiers (1103-1159) x Aimery V de Thouars (1095 1127)                                                                                                                                                                    x Ramire II d'Aragon (24/04/1086 16/08/1157)

                              Nous avons vu ci-dessus quelques éléments de la vie d'Agnès qui a du être très proche d'Aénor. Après Aimery VI mort sans descendance masculine, la vicomté de Thouars reviendra aux enfants d'Agnès de Poitiers avec en première génération : Guillaume Ier, Geoffroy IV dont le fils Guy deviendra duc de Bretagne suite à l'assassinat d'Arthur ; deuxième génération : Aimery VII fidèle des fidèles de Richard-Cœur-de-Lion, Hugues Ier, Raymond Ier ; troisième génération : Guy Ier marié à Alix de Mauléon fille de Savary de Mauléon, Aimery VIII marié à Béatrice de Machecoul, qui, avec Guillaume de Mauléon recueillirent les enfants de Sonay. Aimery VIII eut pour fille Jeanne de Thouars mariée avec le fils de Guiburge de Belleville née de Sonay que nous retrouvons dans la liste des propriétaires du fief de Sonay.

                                             Quatre filles inconnues d'après Alfred Richard. Une s'appelle Audéarde et entre au prieuré fontevriste de Lespinasse en même temps que sa mère. 

                                                        Raymond de Poitiers (~1115 29/06/1149)x Constance d'Antioche (~1127 1163). Raymond aurait dû normalement être le successeur de Guillaume X à la place d'Aliénor. Guillaume X le savait, raison pour laquelle il a insisté auprès de ses compagnons de pèlerinage pour qu'ils rencontrent Louis VI au plus vite afin de satisfaire à ses dernières volontés. En effet, Raymond est né à Toulouse, élevé dans une ambiance peu favorable aux poitevins. Trop jeune pour succéder à sa mère, il reprochera fortement à son père de ne pas l'avoir soutenu en tant que comte héréditaire de Toulouse et quittera Poitiers pour la cour d'Henri Ier Beauclerc avant de répondre favorablement à la demande de Foulques V en 1136 d'épouser Constance et de devenir prince d'Antioche. Il y accueillera en mars 1148 Louis VII et Aliénor lors de la deuxième croisade. Sa descendance jouera un rôle primordial en Orient byzantin puisque sa fille Marie épousa l'empereur de Byzance Manuel Ier Comnène. Marie est mère d'Alexis II Comnène qui épousera Agnès de France fille du troisième mariage de Louis VII. Heureusement que Raymond aie été loin de Poitiers avec des perspectives d'avenir en 1237 car il lui aurait été très difficile de défendre ses droits héréditaires contre le roi de France !

                                                   

     Oncles et tantes :     Paternels : Sybille de Châtellerault selon des sources anglaises, mariée à Hugues Ier d'Amboise à                                                                                Leicester. Ceci a certainement aidé Aimeri Ier son frère dans ses recherches anglaises.

                                                              Boson de Châtellerault 

                                                                   Chevalier, reçut les terres provenant des la Rochefoucauld vers Brioux que son père Boson II refusait de céder à Saint Florent de Saumur. Il fut excommunié suite à des démêlées avec l'église d'Haimps du diocèse d'Angoulême et pardonné en 1113. Don à Fontevraud en 1126.

                                                              Pierre de Châtellerault évêque schismatique de Poitiers de 1132 à 1135. Nommé évêque de Poitiers en lieu et place de Guillaume Adelelme exilé par Guillaume X en 1130 probablement à la demande d'Aénor.

                                                               Acfred de Châtellerault certainement décédé jeune.

                                                               Gerberge de Châtellerault religieuse à Fontevraud

                                                               N morte jeune après 1108.

     Oncles et tantes :   Maternels : Bouchard de l'Isle-Bouchard ~1087. Attesté par une charte de Ste Marie de Noyers n°172. “Domina Girberga de Insula et filius eius Burchardus” femme de Barthélémy vendit une propriété “apud Insulam” à Noyers par une charte datée de [1087], avec le témoignage de “Goscelino de Sancta Maura". On ne sais rien d'autre de lui. Il ne succède pas à son père, soit parce qu'il est mort trop jeune, soit parce que la succession se faisait de frère à frère dans l'ordre de primogéniture comme chez les Thouars.

 

     cousine germaine :  Agnès d'Amboise fille de Hugues Ier d'Amboise marié en première noce à Sybille de Châtellerault à  Leicester. Elle aurait eu entre 10 et 20 enfants de Guillaume d'Harcourt ! Un templier  convaincu.

 

     Ses grands parents :   Paternels : Boson II de Châtellerault (~1055~1100) Voir ci-dessus - Boson II est fils d'Aremberge de Mauléon ce qui explique la proximité des maisons de Châtellerault et de Mauléon.

                                                               x Aénor de Thouars (~1055 1093) La grand mère d'Aénor de Châtellerault lui aura légué son prénom. Elle ne l'a pas connue car elle est née 20 ans après sa mort. La forme du prénom n'est pas encore bien définie car outre Aénor elle est prénommée Adénor, Ainor, Adenors, Aenoris, Ainoris, Ainorde, Adenorde, Ainors, Adenoris ou Adenordis. Elle est la seule connue du XIème siècle de la maison de Thouars à porter ce prénom, les hommes de cette maison ayant souvent épousé des Aénors (voir la liste des Aénors) ! Elle même l'a reçu de sa grand-mère Adénor (de Mauléon ou de Normandie ?) qui a épousé Géoffroy II de Thouars

           Selon les généalogistes, la première connue serait Aénor de Pouzauges, la grand mère d'une autre Aénor, de la Rivière mariée à Bouchard II de l'Isle Bouchard (~950 ~1020)... Déjà des liens entre les Thouars et les Isle-Bouchard au Xème siècle. Au sujet du comté d'Herbauges dont Pouzauges en Vendée était à la frontière et défendue par des Sonay, Voir A, B, C. En 935 le pays d'Herbauges est sous domination viking puis fera partie du duché de Bretagne vers 942. Cette première Aénor apparaissant au début du Xème siècle a donc probablement des origines saxonnes sinon vikings.

       Voici ce qu'écrit George Beech dans "The participation of Aquitanians in the conquest of England 1066-1100" à propos d'Aénor de Normandie :

     Les parents de Gunnor et de son frère Aimeri de Thouars étaient le comte Geoffroy de Thouars et sa femme qui portait le prénom d'Ainor 28. Tous deux apparaissent dans des chartes entre les années 1020 et 1050 alors qu'ils étaient déjà mariés. Ces chartes ne donnent pas l'identité des parents d'Ainor et aucune école moderne ne s'est préoccupée de cette question. Cependant, un généalogiste et historien du XVIIème, Anselme de Sainte Marie, affirme, sur la base de sources apparemment perdues, que la seconde fille du duc Richard II de Normandie s'appelait Aliénor 29. Bien qu'il n'y ait pas confirmation de ceci, je pense que ces deux femmes nommées Ainor, la fille du duc Richard II et la vicomtesse de Thouars, ne sont qu'une seule et même personne et que son mariage avec Geoffroy scelle l'union des familles de Thouars et de Normandie. Ceci veut dire que la vicomtesse Ainor était la sœur du Robert qui, plus tard, devint duc de Normandie et qui était le père de Guillaume le Conquérant. Avec ce mariage, Guillaume le Conquérant et Aimeri de Thouars sont devenus ainsi cousins germains. Richard II de Normandie est devenu leur grand père commun alors que la sœur de Richard, Emma, reine d'Angleterre d'abord avec Etelred puis avec Canute est devenue leur grande tante. Enfin, Aimeri, comme Guillaume cousins au premier degré avec Edouard le Confesseur d'Angleterre.

       28 "...Josfredo, vice comite Toarcensis castri et uxori sue nomine Aynors... S. Aynor vicecomitissa...", Alfred Richard, ed., chartes et documents pour servir à l'histoire de Saint Maixent, Archives Historiques du Poitou, 16, 1886, 106-7.

       29 Anselme de Sainte Marie, Histoire historique et chronologique de la maison royale de France, 3ème ed., Paris 1726, II, 716, Anselme affirme avoir pris cette référence de Guillaume de Jumièges, Gesta, livre V, chapitre XIII, mais ceci est erronné, en fait, Guillaume mentionne le mariage de la seconde fille de Richard II au comte Baudoin IV de Flandres mais cette fille n'est pas nommée, ni dans ce passage, ni dans aucun autre passage des trois éditions publiées de son histoire. Je n'ai pas encore été capable de trouver la source des informations d'Anselme concernant le nom d'Eléonore mais je suis convaincu qu'il ne l'a pas inventée. Je n'ai pas pu également vérifier l'histoire du mariage avec Beaudoin par des sources provenant d'historiens modernes des comtes de Flandres. L'étude des questions concernant cette Ainor, de même que celle concernant le prénom Ainor lui-même, s'est révélée compliquée, frustrante mais aussi passionnante car elle concerne un sujet d'un intérêt historiquement considérable. Cette vicomtesse Ainor est l'ancêtre la plus ancienne d'Aliénor d'Aquitaine et c'est aussi la première personne que j'ai trouvé portant ce prénom qui est devenu célèbre dans l'histoire médiévale. Je prépare une étude à ce sujet.

       30 Que Guillaume de Poitiers passe sous silence le fait qu'Aimeri de Thouars était le cousin du Conquérant ne représente pas une objection valable à cette hypothèse. Par ailleurs, dans son histoire, il nomme fréquemment les relations à la fois proches et distantes du duc sans informer son lecteur du fait générateur. Exemple : Roger de Montgommery comme son cousin germain (GG, 52-3), Hugues, évêque de Lizieux comme son cousin au second degré (GG, 136-43), et Robert de Mortain comme son demi-frère (GG, 148-9).

 

 

     Le texte ci-dessus nous éclaire beaucoup sur les raisons qui ont conduit Aimeri IV de Thouars à aider Guillaume le Conquérant dans sa conquête de l'Angleterre en y associant Boson II de Châtellerault et Barthélémy de L'Isle Bouchard. Ainsi que l'attirance compulsive que représentait l'Angleterre sur le fils de Boson, Aimeri et la fille de Barthélémy, Dangereuse.

       Cette attirance explique le choix d'Aimeri de Châtellerault du prénom d'Aénor pour sa fille ainée, rappelant et les succès de son père en Angleterre et le souvenir de sa mère Aénor de Thouars. Il n'y a pas de relation familiale à rechercher entre la première Aénor et la seconde car elles ont été rapportées toutes deux par mariage à la famille de Thouars.

        A noter que cette Aénor de Thouars née de Normandie était très proche de la langue saxo-danoise puisque sa tante Emma était mariée avec Æthelred le mal Avisé. On peut en déduire que l'origine du prénom est peut être saxonne et que l'on aurait pu l'écrire comme le font les Anglais : Ænor avec la diphtongue Æ qui, en saxon se prononçe "ai", raison du graphisme Ainor. Cette diphtongue représente un coté noble car elle était couramment utilisée pour les noms des rois saxons du Wessex et de la Mercie commençant par "Æthel". Le suffixe "Nor" signifiant Nord comme dans Normandie. Ce prénom est donc synonyme de "princesse nordique". 

 

         Voir la liste des Aénors du X, XI, XII et XIIIème siècles avec quelques conclusions sur ce prénom.

         Sur la conquête de l'Angleterre et Guillaume le Conquérant qui a eu beaucoup de conséquences sur la vie d'Aimeri Ier et de Dangereuse, voir A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L


 

     Ses grands parents :  Maternels : Barthélémy de l'Isle Bouchard (~1050 >1108)

                                                                x Gerberge de Blaison (1055 1109)

      Les relations entre les deux frères de l'Ile-Bouchard, Barthélémy et André (ou Aimeri) fils d'Archambaud Borell n'étaient pas bonnes. On ne sait pas bien qui était l'ainé et dans quel ordre ils se sont succédé comme expliqué sur le document ci-annexé. Apparemment André (Aimeri) surnommé Péloquin aurait précédé Barthélémy, le père de Dangereuse, mais cela n'est pas formellement établi car dépendant des dates estimées pour les différentes chartes. Le surnom de Péloquin est un dérivé de l'occitan 'pelhoc' qui signifie 'chiffon', surnom d'une personne vêtue de haillons. Ou encore, de l'ancien français 'ocque', dont 'ocquin' est un diminutif, qui désigne un poids. Ce surnom était donné à celui assez radin pour fausser la pesée à son profit (on dit qu'il pèle le poids). Alors que Boson II de Châtellerault et Barthélémy venaient de vaincre Zacharie de Marmande (voir page précédente), celui-ci se réfugia auprès de Péloquin qui l'accueillit et l'aida à retrouver sa seigneurerie. Péloquin se brouilla par ailleurs avec Foulques V qui détruisit le château familial de L'isle-Bouchard. Péloquin eut aussi des démêlées avec l'abbaye de Noyers. Il eut deux enfants : Péloquin II et Barthélémy II. Il semble aussi que Barthélémy I se soit brouillé avec Péloquin I au sujet du château de Champigny-sur-Veude temporairement conquis par Barthélémy I en 1108 mais qui revint ensuite aux de Blo(u) proches de Péloquin I. La descendance de Péloquin est donnée par le tableau ci-annexé.

       Dans la descendance des Blaison, on peut citer le tristement célèbre Gilles de Rais compagnon d'armes de Jeanne d'Arc.

 

   Ses arrières grands parents : Paternels : Hugues Ier de Châtellerault (~1045 ~1072)

                                                                           x Gerberge d'Angoulème (1022 ~1070)

     Ce mariage prépare celui d'Amable de Châtellerault avec Vulgrin II d'Angoulème leurs arrières petits enfants à tous les deux. La maison d'Angoulème dont est issu Vulgrin II puis Isabelle d'Angoulème la dernière comtesse de cette maison est une longue lignée de 866 à 1246 rattachée au duché d'Aquitaine et proche de la maison de Poitiers. C'est cette Isabelle que Willelm de Sonay aida auprès de Saint Louis en 1246.

                                                                           Aimery IV de Thouars (1025 1093)

                                                                           x Aremgarde de Mauléon (dep. 64 - ~1030 ~1080)

     A nouveau un mariage important pour notre recherche puisqu'il explique la proximité des maisons de Mauléon et de Châtellerault, berceau de la jeunesse de Willelm de Sonay. C'est lui qui préfigure le lien réunissant à plus d'un siècle de distance Aénor et Willelm. Aimery IV de Thouars est celui que nous avons évoqué lors de la conquête de l'Angleterre, qui a recruté à cet effet Boson II de Châtellerault et Barthélémy de l'Isle Bouchard. Ce faisant il a totalement orienté la vie d'Aimeri  Ier de Châtellerault et de Dangereuse de l'Isle-Bouchard (voir ci dessus et page précédente). Outre la bataille de Hasting, Aimery s'est également distingué lors de la bataille de Barbastre et meurt assassiné en 1093. C'est manifestement pendant la croisade (peut être la toute première) en Aragon qu'Aimery connut Aremgarde de Mauléon un des plus beau parti de Vasconie.

       Aremgarde de Mauléon, la maman d'Aénor de Thouars, grand mère de notre Aénor a une ascendance incroyablement riche : On y trouve la maison de Lavedan (65), de Mauléon-LIcharre (64), de Toulouse, de Barcelone, d'Angoulème, de Poitiers, de Blois, de Vermandois, de Normandie, de Suède, Danemark, Norvège etc...  Mauléon (64) était la capitale de la Soule dont le père d'Aremgarde fut le premier vicomte nommé par Sanche V Guillaume de Gascogne. Il est probable que le Mauléon des deux-Sèvres n'existait pas encore, du moins sous ce nom et qu'il ait été remis en douaire à Aremgarde qui y fondit la bourgarde qui apparaît dans les chartes de l'abbaye de la Trinité en 1080. Comme souvent dans les successions, les possessions de la mère reviennent au fils puiné Raoul qui prendra ainsi le nom de Mauléon vers 1080, branche cadette des Thouars. Selon cette option défendue par Jacques Duguet, Raoul Ier de Mauléon est donc le beau-frère de Boson II de Châtellerault et l'oncle d'Aimeri Ier de Châtellerault. Les maisons de Châtellerault et de Mauléon sont donc très proches et l'on y rencontre des Aénors cousines à la troisième génération d'Aimery IV de Thouars et d'Aremgarde de Mauléon.

 

   Ses arrières grands parents : MaternelsArchambaud Borel (~1020 1083)

                                                                           x Agnès de l'Isle-Bouchard (1023 1097)

      Archambaud Borel seigneur de Bueil, de Saint Patrice et de Langeais est devenu seigneur de l'Isle-Bouchard par son mariage avec Agnès. Ce sont les parents de Barthélémy et de Péloquin dont nous avons vu la mésentente ci-dessus. Archambaud est affilié à quatre grands châtelains qui ont abondamment utilisé des Sonay, à savoir : Buzançais, Bellème, Montrevault et Beaumont-au-Maine. Archambaud de Bueil lui même était aussi utilisateur de Sonay comme seigneur de Saint-Christophe-sur-le-Nais (voir Touraine 3 et 22). De plus, il s'est marié avec une descendante d'un participant à l'expédition d'Ingelger. Difficile de nier qu'il n'était pas impliqué dans notre recherche sur les Sonay ! Archambaud et Agnès ont eu 5 enfants : André ou Aimery dit Péloquin, Agnès dite l'Orgueilleuse, Barthélémy, Hugues et Thomas moine à Cormery. Agnès, sa femme était la fille de Hugues Ier de l'Isle Bouchard.

                                                                           Eon de Blaison (1025 1086)

                                                                           x Tchélétis de Trèves (Saumur) (1033 1070)

       La famille de Blaison était inféodée au comte d'Anjou et en étaient de fidèle serviteurs jusqu'à leur révolte en 1130. Eon faisait donc lui aussi partie des fidèles possessionnés par Foulques Nerra à Blaison-Saint-Sulpice 49 et assuraient ainsi la défense sud d'Angers. Il n'ira pas bien loin pour trouver son épouse Tchélétis, fille de Geoffroy le Fort installé par Foulques Nerra au château de Trèves à la frontière de l'Anjou et du Saumurois. Il connaissait donc Aimery de Sonay installé près de lui sur la frontière avec le Saumurois et Roger de Montrevault qui avait donné la serve Ermengarde à Aimery de Sonay (voir le document correspondant). Avec les quatre arrières grands parents maternels d'Aénor nous sommes donc totalement au temps de l'extension de l'Anjou et de l'encerclement de la ville de Tours par Foulques III Nerra dans le petit monde des fidèles anoblis par les comtes d'Anjou dont faisait partie le plus ancien des ancêtres connus des Sonay.

        Il semble donc qu'Aénor soit plutôt angevine du coté maternel et ainsi rattachée à la tradition saxonne. Du coté paternel elle est beaucoup plus poitevine avec cependant cette attirance vers la Normandie et l'Angleterre provenant de la famille Thouars qui avait probablement aussi des origines saxonnes. Elle représente bien ainsi Châtellerault avec son mélange de tradition angevines, poitevines et berrichonnes qui est matérialisé par ses toitures où se retrouvent l'ardoise, la tuile canal et la tuile plate.

 

     Ses 13 petits enfants : Chez Aliénor : Avec Louis VII (1120 1180) : Marie de France (1145 1198)

     Geoffroy V Plantagenet (1113 1151) la demande en mariage pour Henri II (1133 1189) qui préfèrera épouser sa mère ! Ayant épousé Adèle de Champagne, Louis VII la marie, ainsi que sa sœur, à ses deux beaux-frères. Elle épouse ainsi Henri Ier le Libéral (1127 1181) comte de Champagne. Ils auront quatre enfants : Henri II de Champagne (1166 1197) roi de Jérusalem, Scholastique de Champagne (1170 1219), Marie de Champagne (1174 1204), Thibaut III de Champagne (1179 1201). Sa descendance est nombreuse, elle assurera la régence de Champagne trois fois. Aénor est morte trop jeune pour connaître ses petits enfants.

                                                                                                                  Alix de France (1150 1197)

        Alix, sa sœur et aussi sa belle-sœur puisqu'elle épouse Thibaut V de Blois (1130 1191) le frère d'Henri, celui qui avait tenté d'enlever Aliénor pour l'épouser ! Malgré la croisade, ils ont sept enfants qui leur ont également assuré une nombreuse descendance. Elle aussi assurera la régence du comté de Blois. Les deux sœurs seront enterrées dans la cathédrale de Meaux

                                                                 Avec Henri II (1133 1189) : Guillaume d'Angleterre (1153 1156)

         Mort à 3 ans, il avait reçu le prénom des Guillemides mais aussi celui de son arrière grand-père Guillaume le Conquérant.

                                                                                                                Henri le Jeune (1155 1183)

      Il devait être le successeur d'Henri II et gérer l'immense empire plantagenêt. Il est marié à 5 ans avec Marguerite de France (1158 1197) fille de Louis VII puis couronné roi en 1170 à 15 ans, l'année de l'assassinat de Thomas Becquet (~1118 1170) qui avait été son tuteur. Connaissant son caractère frivole et nonchalant, son père ne le laissa jamais gouverner. Après plusieurs révoltes avec et contre ses frères, il meurt à 28 ans avant son père. Avec Marguerite il n'a qu'un garçon Guillaume mort avant son premier anniversaire.

                                                                                                                Mathilde d'Angleterre (1156 1189)

        Elle est mariée à 11 ans avec Henri le Lion (~1129 1195) duc de Saxe et de Bavière qui a 27 ans de plus qu'elle. De la grande famille des Welf, il est le plus puissant seigneur de l'Saint-Empire Romain Germanique. Destitué, il doit s'exiler avec Mathilde en Normandie puis en Angleterre en même temps qu'Aliénor d'Aquitaine. Henri et Mathilde ont eu six enfants dont Othon IV (1174 1218) qui deviendra empereur en 1209. Leur descendance est nombreuse en France et en Bavière.

                                                                                                                Richard Cœur de Lion (1157 1199)

         Surement le plus connu des enfants d'Aliénor, duc d'Anjou à partir de 1172, roi d'Angleterre à partir de 1189. Nous nous contenterons de souligner son amitié avec Robert IV de Sablé (1150 1193) 11ème Grand Maître du Temple à partir de 1191. Fiancé avec Aélis de France (1160 1213), fille de Louis VII, il refuse de l'épouser pour cause d'inconduite vraie ou supposée d'Henri II. Marié à Berengère de Navarre (1163 1230), ils n'ont pas de descendance. On ne lui connait qu'un fils illégitime Philippe de Cognac ou de Faulconbridge (1180 1201) mort sans enfant (voir Lyonnais A).

                                                                                                                Geoffroy II de Bretagne (1158 1186)

        A nouveau des fiançailles politiques d'enfants mineurs entre Geoffroy 7 ans et Constance de Bretagne (~1161 1201) 5 ans. Henri II force Conan IV le Petit à abdiquer en faveur de Constance. Henri exerce la régence sur le duché. Le mariage de Geoffroy et Constance a lieu en 1181 mais Geoffroy meurt 5 ans plus tard à 28 ans. Le destin des trois enfants de Geoffroy et Constance est tragique : Aliénor de Bretagne (~1182 1241) de crainte qu'elle ne se marie et qu'ils perdent le contrôle de l'empire plantagenet, Jean-sans-Terre puis Henri III la retiennent prisonnière jusqu'à sa mort à l' âge de 59 ans ; Mathilde de Bretagne (1185 <1189) morte jeune ; et Arthur de Bretagne (1187 ~1203) né 8 mois après la mort de Geoffroy. Richard-Coeur-de-Lion le considérait comme son héritier. Aliénor préfère Jean qui est sacré roi en 1200. Arthur assiège Aliénor à Mirebeau mais est battu par Jean venu au secours de sa mère. Il finira probablement assassiné des mains de Jean vers 1203 à l'âge de 26 ans. Constance est alors mariée de force à un fidèle d'Henri II, Ranulfph de Blondeville (1170 1232). Elle fait casser son mariage en 1199 pour épouser Guy de Thouars (1155 1213). Ils ont une fille Alix de Bretagne (1200 1221) qui, en se mariant avec Pierre de Dreux Mauclerc (1213 1221) fait passer la Bretagne dans la maison de Dreux. Constance meurt en mettant au monde des jumelles. Du fait de ses déboires, la descendance de Constance n'est pas très nombreuse.

                                                                                                                Aliénor d'Angleterre (1161 1214)

       Née à déjà étudié par ailleurs, c'est le mariage le plus réussi des enfants d'Aliénor d'aquitaine sa mère. Après avoir été fiancée à 3 ans avec le fils de Frédéric Barberousse (1122 1190), Frédéric V de Souabe (1164 1170), elle épouse en 1170 (à 9 ans) Alphonse VIII de Castille (1155 1214). Elle exercera un rôle important auprès de son mari qu'elle aima jusqu'à leur décès presque simultané. Ils eurent au moins 10 enfants qui leur donnèrent une descendance nombreuse. Citons, entre autre, Bérengère de Castille (1180 1246) ; Blanche de Castille (1188 1252) qui épousa Louis VIII (1187 1226), et fut mère de Saint Louis (1214 1270) ; Une nouvelle Aliénor - de Castille (1202 1244) reine d'Aragon ; Henri Ier roi enfant de Castille (1204 1217) décédé accidentellement.

                                                                                                                Jeanne d'Angleterre (1165 1199)

       Elle épouse d'abord à 12 ans Guillaume II de Sicile (1153 1189), a pour fils Bohémond de Sicile (1182 1185). Veuve, elle participe à la troisième croisade avec son frère Richard puis se marie avec Raymond VI de Toulouse (1156 1222) et donne naissance à Raymond VII de Toulouse (1197 1249) dont la fille Jeanne a pratiquement été élevée à la cour de France et a épousé Alphonse, le frère de Saint Louis.

                                                                                                                Jean sans Terre (1166 1216)

         Rien ne prédestinait Jean, le petit dernier à être roi. Toute son enfance ce sont disputes entre frères au sujet de l'héritage plantagenet. En 1189, il épouse Isabelle de Gloucester (? 1217) et parvint enfin à la royauté en 1199 au détriment d'Arthur de Bretagne (voir ci-dessus). En 1200 il enlève Isabelle d'Angoulême (~1188 1246) à son fiancé Hugues IX de Lusignan (~1151 1219) se mettant ainsi à dos une bonne partie des comtes de Poitou. Ils en appellent à l'aide de Philippe II Auguste (1165 1223) qui prononce en 1202 une commise sur les possessions continentales de Jean. S'ensuit toute une série de déboires dont la perte de Château Gaillard en 1204, de Chinon en 1205, la trêve de Thouars en 1206, la bataille de la Roche-aux-Moines en 1214, la bataille de Bouvines en 1214, la révolte des barons anglais en 1215 et la mort de Jean en 1216.

       La reine Isabelle d'Angoulême qui est l'arrière petite fille d'Amable de Châtellerault, l'épouse de Vulgrin II d'Angoulème et la sœur d'Aénor, retourne vers son ancien fiancé et épouse son fils Hugues X de Lusignan (1182 1249). Isabelle a eu 14 enfants dont 5 avec Jean-sans-Terre et 9 avec Hugues de Lusignan. Sa descendance est considérable.

                                        Chez Pétronille : Avec Raoul Ier de Vermandois (1085 1152) : Elisabeth de Vermandois (1143 1183)

       Comtesse de Vermandois de 1167 à 1183 suite à la mort de Raoul II son frère. Elle épouse Philippe d'Alsace comte de Flandre (1143 1191) en 1159 mais reste sans descendance. Le Vermandois sera légué à Philippe Auguste avec la Flandre en 1186 après plusieurs guerre par le traité de Boves en pleine expansion économique et culturelle.

                                                                                                                                                    Raoul II de Vermandois (1145 1167)

        Raoul II succède à son père de 1152 à sa mort, vaincu par la lèpre. Il abdique en faveur de sa sœur ainée Elisabeth.

                                                                                                                                                    Eléonor de Vermandois (>1152 1214)

        Elle est mariée quatre ou cinq fois (voir liste des Aénor en 1152) mais n'hérita pas et resta sans descendance.

  

     Sur le rôle des femmes au XIème en Poitou, lire le bulletin de la société des antiquaires de l'Ouest, série 4, tome XV, p91. A lire aussi sur la conception de la femme chez Robert d'Arbrissel. Et ceci sur l'amour courtois. Il est certain que la condition féminine a fortement évolué suite à ces conceptions rendant possible le long règne d'Aliénor d'Aquitaine précédée de maîtresses femme comme Radegonde de PoitiersÆthelflædEmma de Blois, Bertrade de MontfortDangereuse de l'Isle-BouchardHildegarde von BingenMathilde l'Emperesse ou Aénor de Châtellerault.

 

 

Dates concernant la vie d'Aénor

 

 

1101 à 12/1102  Croisade de Guillaume IX 

1103 : Roi de France : Philippe Ier 43ème année - 1108 - Louis VI le Gros - 

            Roi d'Angleterre : Henri Ier Beauclerc 3ème année - 1135

            Pape : Pascal II - 1118 - Gélase II - 1119 - Calixte II - 1124 - Honorius II - 1130 - Innocent II - 1143

 

     ~1103              Naissance d'Aénor de Châtellerault et d'Agnès de Poitiers au retour de la croisade de Guillaume lX.

     ~1105              Naissance de la sœur d'Aénor, Amable de Châtellerault.

     ~1110              Naissance du frère d'Aénor Hugues II de Châtellerault.

     1112                Naissance du (demi ?) frère d'Aénor, Raoul de Montfort (puis de Faye).

     1113                L'oncle paternel d'Aénor, Boson, est relevé de son excommunication.

     1113                Excommunication de Guillaume IX par Saint Pierre II (~1050 1115) évêque de Poitiers.

     1113                Guillaume IX installe Philippa comme comtesse de Toulouse.

     >1113              Mort de l'oncle paternel d'Aénor, Boson de Châtellerault.

     12/03/1114     Philippa de Toulouse fonde le prieuré fontevriste de Lespinasse.

     1114                 Installation de Dangereuse au château de Poitiers tour Maubergeon (Aénor a environ 11 ans).

     1114                 Seconde excommunication de Guillaume IX par Girard d'Angoulème.

     ~1115               Naissance de Raymond de Poitiers (~1115 29/06/1149) à Toulouse.

     1115                 Philippa de Toulouse prend le voile au prieuré fontevriste de Lespinasse.

     11/04/1116     Mariage d'Agnès de Poitiers avec Aimeri V de Thouars.

     ~1117               Mort de Robert d'Arbrissel.

     ~1117               Naissance d'Haois demi soeur d'Aénor.

     1118                 Guillaume IX est relevé de ses excommunications contre l'élection d'un nouvel évêque à Poitiers.

     1118                 Mort de Philippa de Toulouse.

     1120                 Naissance de Guillaume Ier de Thouars premier fils d'Agnès de Poitiers.

     1120                 Vulgrin II devient comte d'Angoulème.

     1121                 Mariage d'Aénor avec Guillaume X de Poitiers (à environ 16 ans).

     1123                 Aimeri V de Thouars mari d'Agnès succède à Geoffroy III comme vicomte de Thouars.

     ~1124               Naissance d'Aliénor d'Aquitaine premier enfant d'Aénor.

     1125                 Naissance de Geoffroy IV 2ème fils d'Agnès de Poitiers.

     1125                 Naissance de Pétronille de Poitiers, deuxième enfant d'Aénor.

     ~1125               Mariage d'Amable de Châtellerault avec Vulgrin II d'Angoulème.

     10/02/1126     Mort de Guillaume IX de Poitiers.

     1126                 Naissance de Guillaume-Aigret de Poitiers, troisième enfant d'Aénor et successeur présumé du comté.

     1126                 Déplacement d'Aénor à Saintes avec son époux.

     1127                 Assassinat d'Aimeri V de Thouars. Son cousin, Aimeri VI, commanditaire présumé du crime lui succède.

     1128                 Naissance posthume du 3ème fils d'Agnès de Poitiers : Guy.

     1130                 Raymond de Poitiers quitte Poitiers pour la cour d'Henri Ier Beauclerc.

     1130                 Election simultanée d'Innocent II et d'Anaclet II. Début du schisme.

     19/10/1131     Aénor partage la condition d'excommuniée avec son mari Guillaume X prononcée par le concile de Reims.

     1132                 Nomination de son oncle Pierre de Châtellerault comme évêque schismatique de Poitiers.

     1133 (?)            Voyage en Angleterre en vue du mariage de Raoul de Montfort (puis de Faye).

     ~1135              Mort d'Aénor et inhumation à Nieul-sur-l'Autise (à 31 ou 32 ans).

     1135                 Départ d'Agnès de Poitiers pour être reine d'Aragon.

     1135                 Savary de Mauléon reçoit d'Agnès la châtellenie de Fontenay.