COMTE de VENDÔME

 

 

     Une seule occurrence pour ce petit comté auxquelles nous ajouterons 4 compléments.

 

     Les croix bleues correspondent aux forteresses.

 


 

     Quelques dates de l'histoire du comté et de ses comtes :

  • Vers 838 Charles le Chauve décide de fortifier le Loir pour matérialiser une frontière avec la Normandie.
  • 930 Premier comte de Vendôme connu : Bouchard Ratepilate.
  • Avant l'an 1000 Foulques III Nerra épouse Elisabeth de Vendôme et reçoit de Bouchard Ier le Vénérable le château du Lavardin.
  • 1017 Bodon de Nevers épouse Adèle, fille de Foulques Nerra et devient comte de Vendôme. Ceci explique la liaison entre les maisons de Vendôme, Nevers, Auxerre et Tonnerre.
  • 1023 à 1027 Tutelle de Foulques Nerra.
  • 1032 à 1056 Geoffroy II Martel est comte de Vendôme
  • 1085 Par mariage, Vendôme échoit à la maison de Preuilly 
  • 1161 défaite de Thibaud V de Blois à Vendôme
  • 1188 Vendôme est livrée à Philippe Auguste, reprise par Richard Coeur de Lion.
  • 1194 Philippe Auguste ré-attaque Vendôme mais Richard le bat à Fréteval.
  • 1212 Jean III rend hommage à Philippe Auguste.

 

     - 1 - Le Saunet, 41100 Saint-Firmin-des-Prés :

 

     Denis Jeanson signale ce site à partir des cadastres de 1832 et 1937. Il n'existe plus sur le cadastre actuel ni sur Géoportail. Saint-Firmin-des-Prés est sur le Loir et ses hauteurs pouvaient accueillir un poste de guet venant s'inserrer entre Rocé et le château comtal de Vendôme construit sur un ancien oppidum gaulois. Foulques Nerra fut tuteur de Bouchard II le Chauve de 1023 à 1027. Geoffroy Martel fut comte de Vendôme de 1032 à 1056. La maison de Vendôme passa ensuite aux Preuilly habitués aux systèmes de défenses angevins comme vu en Touraine, avec Geoffroy II de Vendôme. La maison de Preuilly tint le comté de 1085 à 1217. C'est dire si cette place importait aux comtes d'Anjou. 

 

 

 

 

     La ligne de fortifications le long du Loir se prolonge dans le comté de Châteaudun avec le château de Fréteval puis le Saunay du comté de Châteaudun et Châteaudun lui même (ci-contre) qui semble compléter les sites vendômois après la décision de Charles le Chauve de fortifier le Loir en 838.

 

COMPLÉMENT

 

 

     - 2 - La Saulnerie, 41100 Thoré-la-Rochette :

 

     C'est exactement la même position que le site n°1 mais de l'autre coté de Vendôme, le long du Loir et proche du Lavardin. La vallée du Loir est truffée de grottes troglodytes qui servaient d'abris à la population comme pour la frontière angevine avec le Saumurois.  

 

     - 3 - La Saulnerie, 41170 Sargé-sur-Braye :

 

     Sur le bord de la rivière frontière avec le Maine, la Braye, le site surveillait le château de Saint-Calais ainsi que la route y aboutissant avant que cette ville ne passe d'une domination normande à une angevine donc entre 1026 (date de la reconstruction de St calais) et 1110 (date du mariage de Foulques V avec Erembourg). Cette Saulnerie devait rapporter directement à Vendôme distant de 24 km.

 

     - 4 - La Pierre qui Sonne, 41100 Villemardy :

 

     Lieu-dit entre Villemardy et Selommes. On peut penser qu'il s'agit de pierres qui résonnent quand on les frappe et que l'on appelle phonolites. En fait, les phonolites sont des roches volcaniques que l'on trouve dans le Limousin mais pas en Loir et Cher ! A y regarder de plus près, pas très loin de Villemardy se trouve La-Chapelle-Vendômoise (croix violette sur le plan) et son fameux dolmen de la Pierre Levée. Foulques l'Oison, petit fils de Foulques Nerra et comte de Vendôme bat Thibaut III de Blois en 1057. En effet, ce dernier avait conquis le village de La Chapelle. Lorsque Foulques l'en délogea, il prit le dolmen comme symbole de la frontière du Vendômois, ce qu'il resta jusqu'en 1339. A la suite de cette belle histoire, on peut penser que Foulques a placé des bornes en forme de menhir le long des frontières disputées par les voisins de Blois et de Touraine. Cela signifie que l'on pouvait, à l'époque, employer "qui sonne" dans le sens "qui marque la frontière". 

 

     - 5 - La Pierre Sonnante, 41310 Saint-Amand-Longpré :

 

     L'histoire contée au n° précédent pourrait ne pas être crédible si elle n'était pas confirmée par le présent site marquant la frontière avec la Touraine de Geoffroy II Martel qui s'était fait tirer l'oreille par le roi Henri Ier pour rendre le comté de Vendôme à son neveu. Ceci éclaire d'un nouveau jour les autres pierres sonnantes comme au n°2 de l'Anjou.