NORMANDIE

 

 

     Dans un premier temps, plaçons notre corpus de base sur la carte du duché historique de Normandie.

 

     Nous constatons de suite une forte concentration de Sonay le long de la Touques, les 6 occurrences de la vallée de la Touques (Lisieux) sont par conséquent traitées à part - voir Touques :

 

 



     Quelques dates de l'histoire normande :

 

1 - Val Saunay - 76170 La Frénaye :

 

    Lillebonne était la capitale du peuple gaulois les Calètes. Ce fut une ville gallo-romaine (Juliobona) importante grâce à son port sur la Seine. On y trouve encore les ruines du théâtre antique et celles du château de Guillaume-le-Conquérant rénové par Henri II et Philippe Auguste. C'est de ce château que partit Guillaume-le-Conquérant à la conquête de l'Angleterre en 1066. La ville est au niveau de la Seine au pied d'un coteau de 120 m de dénivellation. Le sommet de ce coteau peut être atteint en remontant le Val Saunay, sommet qui constitue un poste idéal de surveillance rattaché à la commune de La Frénaye (76170 - 1500 habitants). La Frénaye était traversée par une voie romaine et l'on dit qu'une de ses fermes élevait les lions de l'amphithéâtre. Les animaux empruntaient un souterrain pour descendre à Lillebonne.

 

     Curieusement, à coté du Val Saunay nous avons le Becquet, ce qui peut nous faire penser à l'ancien propriétaire du château de Sonnay près de Chinon mais il ne peut y avoir là que pure coïncidence.

 

      Avec ce site, nous avons l'exemple type d'un Saunay sur les hauteurs avoisinantes avec la fonction de sonner l'alerte en cas de mouvement suspect de façon à ce que les paysans travaillant la terre aient le temps de se réfugier et prendre les armes, ce qui devait se produire chaque fois qu'une voile suspecte remontait la Seine.

 

       La ville de Lillebonne connut un concile organisé par Guillaume le Conquérant en 1080 et un second par Henri II en 1162. En 1275 le château appartient à Jeanne de Châtellerault mariée à Jean II d'Harcourt. A l'origine, le château a été construit sur une motte castrale par les Vikings. La tour restante est de Philippe Auguste.

 

     2 – Saunnet, 14330 Saonnet :

 

      Les communes de Saonnet (Saunnet) et de Saon qui semblent avoir la même origine toponymique, près de Bayeux, sont très proches d'une nécropole saxonne située à Vierville sur mer et également de Port-en Bessin que l'on soupçonne d'être la fameuse Grannona de la Noticia dignitatum. Nous avons peut-être là la ville principale des Saxones Bajocassini (les Saxons du Bessin) dont parle Grégoire de Tours dans son volume II de l'histoire des Francs. Le village de Saonnet s'appelle ainsi depuis le XVème siècle, il s'appelait auparavant Saunnet et Sanohetum. Celui de Saon quant à lui abrite l'église de Saint Aubin qui fut donnée aux templiers de Baugy en 1148 par Roger III Bacon, seigneur de Molay. Avec Molay et sa forteresse (ci contre) sur motte castrale, on est en plein pays saxon-normand.

 

      3 – Rue Sonnet, 14330 Sainte Marguerite d'Elle :

 

 

 

 

       Cette longue rue de Sainte Marguerite a donné son nom à un lieu-dit. Le lieu Rue Sonnet est le symétrique par rapport à l'Elle du château de Rochefort situé dans le département de la Manche, commune de Saint Jean de Savigny. Un certain Arbertus de Rochifort du château de Rochefort donne une vigne à l'abbaye de Savigny vers 1100. Le lieu est proche d'un oppidum vitrifié celte ou gaulois au lieu dit le Castel un peu en aval sur l'Elle.

 

      Ce Sonnet pouvait dépendre aussi du château de Molay ci dessus, il surveillait la frontière entre le Cotentin et le Bessin qui a peut être été disputée lors des invasions bretonnes de Nominoë en 849.

 

     4 - La Pinsonnière Sonnet, 14500 Vire-Normandie :

 

      Tout proche de Vire, le château de la Pinsonnière Sonnet occupe un petit sommet naturel peu marqué. Il pourrait donc avoir été une position avancée du château construit ou plutôt agrandi par Henri Ier dit Beauclerc en 1123 dont les ruines existent encore à Vire. Présence du dolmen de la Loge aux Sarrazins au sud de l'ancienne commune du lieu, Saint-Germain-de-Tallevende-la-Lande-Vaumont. Le château de la Pinsonnière s'appelle Sonnet pour le distinguer d'un autre lieu dit la Pinsonnière dans cette même commune. Il vit naître Thomas Sonnet de Courval, poète satirique français en 1577.

 

      Le nom du lieu est-il lié au nom de cet habitant ou a t'il une origine plus ancienne ? cela n'est pas impossible mais aucune information n'est disponible.

 

     5 - Le Hameau au Seney, 50210 Montpinchon :

 

      Rien de spécial pour ce lieu appelé aussi le Hamel-au-Seney. Menhir de la Roche-Bottin à Cerisy-la-Salle, hameau des Hauts-Vents. Le lieu pouvait dépendre de la seigneurie de Cerisy détenu par la famille Pirou dès le XIème siècle sous Guillaume le Conquérant. Le village d'à coté, tout proche, nommé Le Castel, semble indiquer que le lieu était fortifié. Il ne reste aucun indice.

 

     6 - Saunay, 50200 Saussey, Launay, 50510 Le Mesnil Aubert :

 

      Dans le livre « Magie, sorcellerie et fantastique en Normandie, des premiers hommes à nos jours » de René Le Tenneur publié en 1979 on relève un village de Saunay près de Coutances (50200). L’auteur lui même pense qu’il s’agit en fait de la commune de Saussey.

 

       On trouve également dans le « Dictionnaire des fiefs, seigneuries, chatellenies, etc. de l'ancienne France » de Henri Gourdon de Genouillac 1862, la mention du fief seigneurial « le Saunay » près de Coutances tenu par les de Droisay depuis 1463. Gourdon de Genouillac mentionne aussi la famille de Saunay avec le fief seigneurial du Mesnil Aubert également tenu depuis 1463. Ceci est infirmé par Raymond de Montfaut dans sa « recherche de Montfaut » publiée en 1818 qui ne parle que de Saussay dont Henri seigneur du Mesnil Aubert en 1463 de même que pour les Droisay. Montfaut ne cite pas de Saunay

  

      Il est possible aussi que la confusion provienne du lieu dit de Launay 50660 Trelly (Le L est très semblable du S en écriture ancienne). Près de Launay le lieu dit Le Manoir qui jouxte Trelly avec son château du XVIIème appartenait à Henri Meurdrac qui, avec Gaultier de Trelly accompagnaient Guillaume le Conquérant lors de sa conquête de l'Angleterre.

 

         On peut donc douter d'être vraiment en présence d’une branche des de Saunay installée en Normandie après la déroute de Jean sans Terre en 1204 dont Benoît de Saunay ( patronymie n° XI et n° 30 cidessous ) en 1247, Jean de Saunay en 1346, de Saunay sieur de Mesnil-Aubert en 1463 etc… ( voir la liste des de Saunay de l'étude patronymique )

 

     7 - Le Val Sonnet, 61330 Ceaucé :

 

 

 

 

       Proche, on trouve le Menhir de la Pierre à Ceaucé et le dolmen de la Table au Diable à Passais. Le lieu est au confluent de la rivière de la Varenne et d'un petit ruisseau qui forment une butte naturelle. Le site pouvait dépendre du château de Montchauveau toujours à Ceaucé rebâti sur un château à motte du XIème.

 

     Le château de Domfront (ci contre), proche, était propriété personnelle d'Henri Ier Beauclerc, d'Henri II et de Jean sans Terre. Le site du Val sonnet est sur la frontière même entre Mayenne et Normandie, Domfront étant en retrait en Normandie.

 

     8 - Les Senets, 27250 Chéronvilliers :

 

  

       Cette occurrence est un simple lieu-dit proche d'une ancienne voie Romaine et situé sur la frontière de la Normandie avec le Perche. Le château de Chéronvilliers abritait une vieille seigneurerie du pays d'Ouches attestée en 1125. L'abbaye fille de Fontevraud, la Chaise-Dieu-du-Theil y a été créée en 1132. On peut noter qu'un lieu-dit tout proche s'appelle les Martins. Le lieu est trop proche de Chéronvilliers pour constituer un poste avancé, c'est la raison pour laquelle nous préférons relier ce site à Verneuil-sur-Avre (dont ci-contre la tour Grise) qui était sur la frontière même. Verneuil a subi une grande bataille entre Louis VII et Henri II. Les forteresses Normandes étaient L'AigleChennebrun, Verneuil, Tillières et Nonancourt. Les châteaux français étaient Brezolles, La Ferté-Vidame, Maillebois, Senonches et Châteauneuf en Thymerais. En 1070 le château d'Aigle, voisin des Senets, était possession de Guillaume le Conquérant. Il s'y brouilla alors avec son fils Robert Courteheuse. Louis VI s'empara de l'Aigle en 1179 contre Henri Ier Beauclerc et en confia la garde à Hugues II de Château-Neuf, ce qui remit les Senets sur la frontière du coté Plantagenet. (voir n° 16 pour la carte)

 

COMPLÉMENT

 

     En plus des 8 occurrences sur le corpus des noms ressemblant à Sonay, il convient, pour la Normandie d'ajouter les dénominations "la saunerie" ou similaires qui semblent plus récentes mais nombreuses dans la région. il y a 11 nouvelles occurrences de 9 à 20 que nous plaçons également sur la carte du duché. Nous y avons ajouté 10 autres plus éloignées étymologiquement parlant :

 

 

     - 9 - La Saunerie, 50210 Saint-Denis-le-Vêtu :

 

     Avec la Saunerie, la Saunerie de Haut, la Saunerie de Bas dans le sud-ouest de Cerisy nous cotoyons le hameau au Seney de l'occurrence n° 5 au nord-ouest du même Cerisy. La distance entre ces deux points est de 11 km. Rien de spécial à cet endroit proche de la rivière la Vanne.

 

     - 10 - La saunerie, 50750 Saint-Martin-de-Bonfossé :

 

     On retrouve les mêmes dénominations que ci-dessus avec la Saunerie, la Saunerie de Haut, la Saunerie de Bas à 7 km dans le nord-est de Cerisy près de Dangy. Topologiquement parlant, il n'y a rien de spécial non plus sur ce lieu proche de la Joigne. Ces trois points (n° 5, 9 et 10) étaient certainement implantés sur les limites d'un domaine centré vers Cerisy ou Montpinchon situé sur une colline de 143 m.

 

     - 11 - La sonardière, 14410 Valdallière :

 

     Nous sommes ici sur la frontière entre l'ancienne Normandie et le comté de Mortain qui ne devient progressivement normand qu'entre 933 et 996. La Sonardière devait dépendre des châteaux à mottes soit de Vassy détenue par Hugues de Waacie, compagnon de Guillaume le Conquérant, soit plus anciennement de Moncy.

 

     - 12 - La saunerie, 14220 Martainville :

 

 

 

     Ce site est probablement un poste avancé du château de Thury commune d'Hom dont le seigneur Raoul Tesson dit l'Angevin, en 1047 faisait partie des barons rebelles contre Guillaume le Conquérant à la bataille de Val-ès-dunes. La Saunerie semble faire face au château de Falaise (ci-contre), capitale du duché de Normandie, où est né Guillaume le conquérant. Le site est situé sur un éperon entre deux rivières affluentes de la Laize

 

     - 13 - La saunerie, 61430 Ménil-Hubert-sur-Orne :

 

     Cette Saunerie fait également face au château de Falaise et est au bord de l'Orne sur la frontière des département de l'Orne et du calvados. Elle est du coté du bocage flérien et devait dépendre du château de Flers. Cette partie de la Neustrie mérovingienne appelée Centena Noviacensus non encore normande ni bretonne était disputée entre la famille de Bellême et des seigneurs saxons indépendants avant le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911.

 

 

      - 14 - La saunerie, 50140 Saint-Barthélmy :

 

     Le château de Mortain fut stratégique pour les comtes normands à partir de 933 car il commandait les marches bretonnes et angevines du duché. C'est la raison pour laquelle Guillaume Longue Epée y construisit un château en bois qui selon la tradition que nous établissons, se devait d'être entouré de guets appelés "Sonneries". Cette "Saunerie" est celle du nord au sommet d'une colline de 261 m surplombant la Bouanne affluent de la Sée. Le besoin d'un guet vers le nord fut indispensable lors de la révolte de 

 

        - 15 - La saunerie, 50720 Barenton :

 

     Et voici notre Saunerie du sud-est pour le château de Mortain faisant face au château de Domfront que Guillaume de Bélême édifia en 1010 (voir n° 7). Ce site pourrait donc être daté entre 993 date de l'édification de Mortain et 1092 date de l'insurrection des Domfrontais contre Robert II de Bélême, Domfront devenant alors une forteresse normande.

 

        - 16 - La saunerie, 61320 Ciral :

 

     Reportons sur la carte les frontières historiques normandes le long des rivières correspondantes avec les lieux de 16 à 20 ainsi que les châteaux frontaliers normands et thymerais.

 

Les chateaux normands :

  • a - Aigle
  • c - Chennebrun
  • v - Verneuil sur Avre
  • t - Tillières
  • n - Nonancourt

Les châteaux thymerois :

  • f - La Ferté Vidame
  • s - Senonches
  • b - Brezolles
  • m - Maillebois
  • ct - Châteauneuf en Thymerais

 

     Nous sommes là en pleine forêt au moyen-age à la source de la Mayenne mais sur la frontière de la Normandie avec le Maine. Le site rapportait peut-être à Alençon distant de 20 km. Tout proche, il y avait une importante forge (Moulin de la Fonderie à 53140 Lignières-Orgères en forêt de Monnaie) jusqu'en 1664. Bois et minerai y étaient abondants comme à 61420 Saint-Denis-sur-Sarthon peu éloigné. Très souvent le mot de Sonay est proche de nom de lieu indiquant une forge. Nos guetteurs étaient aussi soldats et devaient fabriquer leurs armes. Le site était surement disputé car la frontière fait une verrue marquée pour garder Lignières en Mayenne.

 

        - 17 - La saunerie, 61500 Saint-Gervais-du-Perron :

 

     Toujours proche d'Alençon (13 km au sud) mais aussi d'Essay 61500 (5 km à l'est) avec un imposant château des Bélême sur motte castrale et de Sées (7 km au nord) également avec son château sur motte. Le site est sur la lisière de la forêt d'Ecouves autrefois plus étendue et sur la route d'Alençon à Sées. Sées et son évêché deviennent normands en 924 alors qu'Alençon anciennement sur la rive sud de la Sarthe sous le nom de Montsort reste encore aux Bélêmes comme dépendant de l'évêché du Mans. Cette Saunerie devait à cette époque dépendre de Sées et surveiller Alençon.

 

        - 18 - La saunerie, 61390 Ferrières-la-Verrerie :

 

     Le site est au bord de la combe où la Sarthe prends sa source. La frontière traditionnelle de la Normandie avec le Maine, le Perche, le comté de Dreux et le domaine royal suivait la Sarthe depuis Saint-Céneri-le-Gérei au sud ouest d'Alençon jusqu'au Moulin la Marche au nord-est d'Alençon puis la vallée de l'Avre jusqu'à l'Eure et la Seine au sud est d'Evreux. La Saunerie de Ferrières est à l'endroit où les deux vallées se rejoignent. Elle est également entre deux forges du nom de Ferrière. C'est au long de la frontière sur l'Avre que l'on rencontre les fortifications décrites au n° 8 ainsi que les Sauneries restantes.

 

        - 19 - La petite saunerie, 27580 Gournay-le-Guérin :

 

     Le château médiéval de Chennebrun étant plus récent que ceux de L'Aigle et de Verneuil, La petite Saunerie proche de la frontière faisait office de poste avancé entre ces deux forteresses comme nous le verrons dans d'autre cas. On peut penser que la grande Saunerie aurait été à l'emplacement de Chennebrun (?).

 

        - 20 - La Terre qui Sonne, 27640 Merey :

 

     Nous peut être avons là le type de construction en motte qui portait ces postes de guet que l'on dénommait Sonay. Veuillez consulter les sites suivants concernant la description de la motte de Merey:

 

 

     A Merey nous sommes à un endroit stratégique où la frontière normande quitte l'Eure pour rejoindre la Seine en terrain découvert légèrement en aval de Vernon (ci contre la tour de Philippe Auguste) et son oppidum où ensuite elle suit la vallée de l'Epte. Vers 1200, le seigneur de Merey Philippe de Chambine devait encore 40 jours de garde au seigneur de Pacy. Un pont médiéval fortifié sur l'Eure existait entre Merey et Breuilpont, surement en vue de la tour sur la motte.


 

     Pour compléter ce tour d'horizon en Normandie, nous ajouterons les formes en Senneville qui manifestement ont joué le même rôle de guet.

 

        - 21 - Sonevilla, 76400 Senneville sur Fécamp :

 

 

   La fonction de Sonevilla (forme ancienne de senneville en 1025) vis à vis de Fécamp est exactement la même que celle de la Croix Sonnet (Touques n°1) pour Touques : guetter la côte pour donner l'alerte à un château des ducs normands (ou plantagenets plus tard). Senneville domine en effet la Manche à 116 m d'altitude.

 

     Fécamp abritait le château des premiers ducs de Normandie. Fécamp possède aussi les traces d'un oppidum celte.

 

        - 22 - Senneville, 27380 Amfreville sous les monts :

 

 

     Le manoir de Senneville domine les boucles de la Seine à l'altitude de 150 m ! c'est donc l'équivalent du site de Château Gaillard aux Andelys tout proche choisi par Richard Cœur de Lion pour stopper les velléités de Philippe Auguste

 

     A l'autre extrémité de la falaise, le château des Deux Amants fait le pendant à Senneville par rapport à Amfreville.

Comme il n'y a pas de châteaux importants dans l'arrière pays, on peut simplement supposer que Senneville pouvait faire partie d'un réseau d'alerte depuis la frontière de Vernon, le long de la Seine, via Elbeuf jusqu'à Rouen.

 

        - 23 - Sennevières, 61500 Belfonds :

 

 

 

 

 

     Le village de Sennevière a pris le nom du ruisseau qui le traverse. Il se peut que ce ruisseau ait été la limite entre les propriétés du château d'Ô (ci-contre) abritant une illustre famille normande et celles de la ville de Sées. 

 

     Restent quelques cas plus discutables notamment ceux avec un nom commençant par SAULN qui habituellement désignent des lieux liés à la production de sel à partir de l'eau de mer et du bois pour la chauffe. Notamment dans le département de la Manche, il semble que des noms en SAUN se soient mutés en SAULN. Voici donc quelques cas moins probants sous forme de tableaux :

 

Nom C.P. Commune Château associé
24 La Saulnerie 14770 Condé en Normandie Le Plessis Grimoult
25 La Saulnerie 50410 Morigny Montbray
26 La Saulnerie 50750 Quibou Butte du Castel - Marigny
27 La Saulnerie 50750 Soulles Cerisy la Salle (voir n° 9 et 10)
28 La Sonnerie 50190 Gonfreville  Saint Lô
29 La Vente aux Saulniers 50260 Bricquebec en Cotentin Briquebec
30 Les Sannières 27620 Gasny Gasny