Recherche patronymique sur les "de Sonay"

 

 

Dans cette partie, nous nous proposons d’étudier la liste des personnes qui ont porté les noms de "de Sonay", "de Sonnay", "de Sonai", "de Sonnai", "de Saunay", "de Saunai" ou "de Saunais". Nous nous sommes limité aux noms avec particules avant 1310. Ils sont classés par ordre d'ancienneté. Pour les noms après 1310, voir la liste ci dessous.

 

Cliquez sur le numéro latin pour avoir plus de renseignements sur le personnage.

 


     I - Aimery de Saunay, vers 1040 – dep 49

     II - Aimeri, Boson et Raoul de Sonnay, entre 1118 et 1129 – dep 86

     III - Boson et Odon de Sonnai entre 1124 et 1137 - dep. 86

     IV - Geoffroy de Sonnai, avant 1187 dep. 37

     V - Stephanus comte de Saunais (Etienne de Blois), mort en 1191 - dep. 37

     VI - W. de Sonay (ou de Sumpnai), 1194 - dep. 86

     VII - Amic de Saunay, vers 1200 – UK

     VIII - Thibaud de Saunay, 1201 dep. 49

       IX - Guillaume de Sonay, vers 1245 Dep. 85

      X - Savaricus de Sonayo, 1246 Dep. 37

      XI - Benoît de Saunay, 1247 dep. 27

      XII - Olivero de Sonayo 1252 - UK

      XIII - Pierre de Sonay, 1260, 1269 dep. 79 et 86

      XIV - Famille de Sonay, 1279 Dep. 73

      XV - Guillaume de Sonay, 1281 Dep. 85

      XVI - Pierre de Sonnay, 1283 Dep. 79 

      XVII - Pierre et Thomas de Sonay, 1287 Dep. 79

      XVIII - Pierre de Sonay, 1299 Dep. 79

      XIX - Les « de Sornayo » du procès , 1309

 

En conclusion :

 

 

Si l'on retient le principe étudié dans la section hypothèse, consistant à classer les lieux par ordre d'apparition sur les frontières angevines, nous obtenons pour les personnes :

 

Sur la frontière tourangelle d'origine (887 à 1195) résultant du mariage d'Ingelger avec Aelendis d'Amboise, on peut affecter les personnes suivantes de Sonnai près de Chaumussay (Touraine n°12) ou de Saulnay près de Charnizay (Touraine n°9) (ou peut être du Sonnay de Cravant [ Touraine n°7 ] si l'on retient une parenté avec Guillaume de Sonnac) :

          IV - Geoffroy de Sonnai, avant 1187 

          X - Savaricus de Sonayo, 1246

 

Lors de l'annexion du comté de Nantes de 909 à 919 ou à la seconde période angevine de 952 à 960, la frontière sud avec la Vendée aurait été défendue par le Saulnay de Notre Dame de Riez (Poitou n°22), famille représentée par :

          IX Guillaume de Sonay, vers 1245

   XV - Guillaume de Sonay, 1281

 

L'hypothèse présentée pour les propriétaires du château de Sonay montre bien que des liens ont pu exister entre cette branche vendéenne et le château de Sonay à Cravant.

 

Après le don par Foulques II le Bon du Saumurois au comte de Blois Thibaut Ier le Tricheur en 937, la frontière est défendue par le Sauné d'Ambillou-Château en Maine et Loire (Anjou n°2). Le plus ancien représentant des "de Sonay" est de cette souche:

          I - Aimery de Saunay, vers 1040

   VIII - Thibaud de Saunay, 1201

 

Cette famille semble éteinte avant le XIVème siècle où les terres de Sauné sont passées aux Saumoussay. Isabelle de Maillé, propriétaire du château de Sonnay vers 1350  était dame de Saumussay. Là aussi des liens familiaux sont probables.

 

Une autre famille autour de la Motte de Saunay à Prinçay dans la Vienne (Anjou n°4) est représentée par

          II - Aimeri, Boson et Raoul de Sonnay - entre 1118 et 1129.

          III - Boson et Odon de Sonnai - entre 1124 et 1137

          VI - W. de Sonay - en 1194

 

Les terres de Prinçay se retrouvent dans les possessions ultérieures du château de Sonnay du temps de Guillaume Tavant, ce qui, là aussi est susceptible de s'expliquer par des liens familiaux ayant rapproché les branches par héritage.

 

L'installation des Sonay au Puy de Sonay dans la Vienne près de Cramard et Chalandray 79 et mouvant de Parthenay (Poitou n°6 ) peut être datée aux environ de 1034 ou 1093. Les représentants en sont :

   XIII - Pierre de Sonay, 1260, 1269

   XVI- Pierre de Sonnay, 1283

   XVII - Pierre et Thomas de Sonay, 1287

   XVIII - Pierre de Sonay, 1299

 

Les liens de Pierre de Sonnay 1283 avec l'abbaye de Bourgueil distante du château de Sonnay de seulement 24 Km avec une homonymie parfaite peut faire penser là encore à des liens étroits avec le château près de Chavant, à tel point que Carré de Busserolle fait des Pierre de Sonnay les propriétaires de ce château.

 

Ces différentes familles semblent éteintes au XIIIème siècle. Elles ont manifestement des liens familiaux entre elles. Elles ont peut être déménagé vers le château de Sonnay à Cravant les Coteaux pour défendre la frontière avec la Touraine entre 1038 et 1044 date de l'annexion de la Touraine par Geoffroy II Martel après la bataille de Nouy. La raison qui nous fait opter pour une succession avec déménagement est que l'on retrouve les terres poitevines proches de Prinçay - Mont sur Guesnes dans les possessions du château de Sonnay

     IV - Geoffroy de Sonnai, avant 1187 dep. 37

     X - Savaricus de Sonayo, 1246 Dep. 37

 

Le château de Sonay a été  retenu comme ayant donné naissance à Guillaume de Sonnac parceque :

  • Ce château est la possession la plus importante de la famille "de Sonay" vers 1200.
  • Que les différentes branches des "de Sonnay" semblent converger par succession vers le château près de Cravant
  • Qu'il est peu éloigné de la commanderie d'Auzon dirigée par Guillaume de Sonnac et de la commanderie de Fretay dirigée par Savary de Sonay.

Une autre possibilité pourrait éventuellement être défendue avec la branche vendéenne en s'appuyant sur la parenté du grand maître avec Hugo de Nissun. La représentante de la branche Guiburge Boscher ayant peut être été elle même propriétaire du château de Sonay !

 

En 1144 Geoffroy V, le premier des Plantagenets termine la conquête du duché de Normandie et confie la défense de la frontière avec le royaume de France à un ... Saunay :

             XIBenoît de Saunay, 1247

 

Nous arrivons alors à la date fatidique de 1205 avec la prise de Chinon par Philippe Auguste et l'avènement de la terrible prophétie de Matthieu Paris sur les poitevins (Bd). La noblesse plantagenaise est réduite à la déchéance ou à l'émigration c'est ainsi que nous allons retrouver des "de Sonnay"

 

En Angleterre près d'Henry III Plantagenet :

             VIIAmic de Saunay, vers 1200

             XIIOlivero de Sonayo 1252

 

En Savoie près de Boniface de Savoie oncle d'Henry III et archevêque de Canterbury :

      XIVFamille de Sonay, 1279

 

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La période Templière étant terminée, nous renvoyons le lecteur à la liste simplifiée et au résumé ci après :

 

Comme faits marquants sur les noms ultérieurs, on peut signaler :

  • L’apparition du nom avec sa particule en Suisse dans le canton de Vaud dès 1337. Au moment de la réforme, il semble que la particule ait été perdue. Le village d’origine s’appelle La Rougève ou La Rogivue selon que l’on se trouve du coté des Catholiques ou celui des Protestants. Les noms de famille diffèrent également de chaque coté de cette frontière : Les Sonney sont catholiques et habitent La Rougève rattaché à Fribourg ; les Sonnay sont protestants ou vaudois habitent La Rogivue rattaché à Berne et au canton de Vaud. On est donc là aussi sur une frontière : est-ce là encore la raison de voir apparaître des Sonnay ? Cette famille comporte des descendants qui ont émigré en France ou au Canada. On trouve les noms à particules en 133714441457 et 1700. Les armes de la famille illustrent parfaitement l'option étymologique lié au terme "sonnette"
  • Le fief de Saunay en Eure et Loir (Perche n°4) est fortement représenté de 1417 à 1720 mais les seigneurs se sont fait appeler sieurs de Sonnay sans prendre directement le nom sauf peut être Simon de Sonnay en 1642.
  • Une branche s’est installée à Bernis (30620) près de Nimes dans le Gard en 1485 et 1521 également avec la particule à l’origine. Là aussi la particule s’est perdue au moment de la réforme. Beaucoup de Sonay (ou Sounay) habitant Bernis ont dû abjurer suite à l’action des dragons le 2 octobre 1685 voir "Bulletin de la société d'histoire du protestantisme français" 1913 Tome 62 pages 502. Les Saunay ne seraient-ils pas arrivés en Languedoc à l'occasion de la révolte des Tuchins vers 1382 ? C'est très possible pour d'anciens militaires nobles émigrés et désargentés prêts à en découdre vis à vis des autorités royales.
  • En Savoie le fief de Sonney existait en 1336 il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve le nom en Savoie en 1338 et 1490. Voir le Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie 1935 d'Adolphe Gros p. 544 (270 par internet).
  • Les propriétaires du château de Saunay près de Cravant les Coteaux, les de la Barre de Saunay vont marquer leur temps de 1644 à 1734 avec un grand prieur Hospitalier d’Aquitaine, Louis Léonard Alphonse de la Barre de Saunay en 1684, il portait d'argent à trois lions de sable, lampassés et couronnés d'or.
  • Ce même château de Sonnay a été acheté en 1770 par Jacques Alexandre Becquet du Vivier. La famille va vite prendre le nom de Becquet de Sonnay et l’on rencontre ce nom de 1789 à 1900.
  • Plus récemment, une branche s’est installée en Belgique et l’on trouve des noms de 1893 à 1946.
  • Pour ce qui est des abonnés au téléphone, il n’existe plus personne portant ce nom avec particule sur l’ensemble de la France. Il se peut donc que les familles aient toutes disparues. Nous ne retrouvons plus que trois sociétés portant les noms de la ville de leur siège : deux au château de Sonnay près de Chinon (37) (entreprises vinicoles) et une exploitation agricole à Saunay près de Nonainville (28) ainsi qu'un charpentier à Anjou en Isère.