L – 1252

 

 

          Reste certains textes posthumes parlant de guillaume de Sonnac peu de temps après sa mort glorieuse. Voici une série d’enquêtes diligentées par Alphonse de Poitiers au sujet d’une vieille affaire que nous croyons terminée en 1228.

 

          Augier Soronet était prévôt de Montreuil-Bonnin où il avait créé une bande de joyeux compères dont Othon de Brunswick, neveu de Richard Cœur de Lion, futur empereur d’Allemagne, Geoffroy I de Lusignan et un certain Savary le Jeune futur maître de la monnaie à Poitiers et premier maire de Poitiers en 1199 tous assidus aux fêtes de la cour d’Aliénor. Soronet deviendra prévôt de Poitiers puis le second maire de cette ville en 1202-1203. Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre lui avaient octroyé de multiples avantages dont une exemption sur le droit de minage à Poitiers mais aussi un droit de justice. Or Soronet léga sa maison aux Templiers avec les droits attachés.

 

          Se souvenant de la précédente affaire défendue par Guillaume de Sonnac lui-même, frère Foulques de Saint Michel son successeur, ayant eu un différent avec Alphonse de Poitiers au sujet d’une arrestation dans cette maison le 14 mars 1252, demande une enquête (archives nationales J 191 Layettes du trésor Tome III page 152 ce qui permet de dater l’enquête qui suivit). Alphonse accepte et nous avons ainsi un procès verbal bien utile pour mieux connaître comment étaient logés les Templiers à Poitiers.

 

          L’original du document porte la cote J 1028 n° 10 aux archives nationales. Il a été édité en 1879 dans les « Archives historiques du Poitou » Tome VIII « Enquêtes d’Alphonse de Poitiers » pages 126 à 133 puis une seconde fois des extraits mais avec plus d’annotations en 1923 Tome XLIV « Recueil de documents concernant la commune et la ville de Poitiers » par E Audouin pages 99 à 103.

 

          L’enquête comporte un supplément à la même cote aux archives nationales mais datée de la seconde mandature du maire Guillaume Morail soit après le 14 juillet 1254 (dans les deux ans qui suivent). A ce sujet, une remarque importante pour la suite, Morail est orthographié Oray ce qui indique qu’en poitevin du XIIIème siècle la terminaison AY se prononçait comme AIL.

 

          Dans ce document le nom de Guillaume de Sonnac apparaît au début de l’enquête : « verumptamen dixit quod vidit quod frater Guillelmus de Sonayo, magister Templi,… » (mais cependant il dit avoir vu que le frère Guillaume de Sonnac, maître du Temple…).

 

          Cette enquête est peu citée : 1879 : AHP VIII – 1923 : AHP XLIV – 1996 : Abidinsky

 

 

 

Archives Historiques du Poitou -  Tome XLIV - 1928

Documents concernant la ville de Poitiers pages 99 et suivantes




Archives Historiques du Poitou -  Tome VIII - 1879

pages 126 et suivantes (texte complet non annoté)