Recherche antroponymique sur les "de Sonay"

 

 

Dans cette partie, nous nous proposons d’étudier la liste des personnes qui ont porté les noms de "de Sonay", "de Sonnay", "de Sonai", "de Sonnai", "de Saunay", "de Saunai" ou "de Saunais". Nous nous sommes limité aux noms avec particules. Ils sont classés par ordre d'ancienneté.

 

Cliquez sur la loupe + pour avoir plus de renseignements sur la famille.

 


I - Aimery de Saunay, vers 1040 – dep 49

II - Aimeri, Boson et Raoul de Sonnay, entre 1118 et 1129 – dep 86

III - Boson et Odon de Sonnai entre 1124 et 1137 - dep. 86

IV - Geoffroy de Sonnai, avant 1187 dep. 37

V - Stephanus comte de Saunais (Etienne de Blois), mort en 1191 - dep. 37

VI - Amic de Saunay, vers 1200 – UK

VII - Thibaud de Saunay, 1201 dep. 49

VIII - Guillaume de Sonay, vers 1245 Dep. 85

IX - Savaricus de Sonayo, 1246 Dep. 37

X - Benoît de Saunay, 1247 dep. 27

XI - Olivero de Sonayo 1252 - UK

XII - Pierre de Sonay, 1260, 1269 dep. 79 et 86

XIII - Famille de Sonay, 1279 Dep. 73

XIV - Guillaume de Sonay, 1281 Dep. 85

XV - Pierre de Sonnay, 1283 Dep. 79 

XVI - Pierre et Thomas de Sonay, 1287 Dep. 79

XVII - Pierre de Sonay, 1299 Dep. 79

XVIII - Les « de Sornayo » du procès , 1309

 

En conclusion :

 

 

Si l'on retient l'hypothèse étudiée dans la section Toponymie consistant à classer les lieux par ordre d'apparition sur les frontières angevines, nous obtenons pour les personnes :

 

Sur la frontière tourangelle d'origine (887 à 1195) résultant du mariage d'Ingelger avec Aelendis d'Amboise, on peut rapprocher de Sonnai près de Chaumussay ou de Saulnay près de Charnizay (et peut être du Sonnay de Cravant) :

Geoffroy de Sonnai, avant 1187 

Savaricus de Sonayo, 1246

 

Lors de l'annexion du comté de Nantes de 909 à 919 ou à la seconde période angevine de 952 à 960, la frontière sud avec la Vendée aurait été défendue par le Saulnay de Notre Dame de Riez, famille représentée par :

Guillaume de Sonay, vers 1245

Guillaume de Sonay, 1281

 

Après le don par Foulques II le Bon du Saumurois au comte de Blois Thibaut Ier le Tricheur en 937, la frontière est défendue par le Sauné d'Ambillou-Château en Maine et Loire. De cette souche est originaire le plus ancien représentant des "de Sonay" avec :

Aimery de Saunay, vers 1040

Thibaud de Saunay, 1201

 

Cette famille semble éteinte au XIIIème siècle.

 

Une autre famille autour de la Motte de Saunay à Prinçay dans la Vienne est représentée par

Aimeri, Boson et Raoul de Sonnay - entre 1118 et 1129.

Boson et Odon de Sonnai - entre 1124 et 1137

 

Famille qui semble éteinte au XIIème siècle ou qui a déménagé vers le château de Sonnay à Cravant les Coteaux pour défendre la frontière avec la Touraine entre 1038 et 1044 date de l'annexion de la Touraine par Geoffroy II Martel après la bataille de Nouy. La raison qui nous fait opter pour un déménagement est que l'on retrouve les terres poitevines proches de Prinçay - Mont sur Guesnes dans les possessions du château de Sonnay. Les représentants de cette famille sont :

Pierre de Sonay, 1260, 1269

Pierre de Sonnay, 1283

Pierre et Thomas de Sonay, 1287

Pierre de Sonay, 1299

 

Ces trois dernières familles ont manifestement des liens familiaux entre elles. Cette branche a été retenue comme ayant donné naissance à Guillaume de Sonnac puisque :

  • C'est la branche la plus représentative des "de Sonay" pour cette période autour de 1200.
  • Leur résidence est peu éloignée de la commanderie d'Auzon dirigée par Guillaume de Sonnac. Une autre possibilité pourrait être éventuellement défendue avec la branche vendéenne en s'appuyant sur la parenté du grand maître avec Hugo de Nissun.

En 1144 Geoffroy V, le premier des Plantagenets termine la conquête du duché de Normandie et confie la défense de la frontière avec le royaume de France à un ... Saunay :

Benoît de Saunay, 1247

 

Nous arrivons alors à la date fatidique de 1205 avec la prise de Chinon par Philippe Auguste et l'avènement de la terrible prophétie de Matthieu Paris sur les poitevins (Bd). La noblesse plantagenaise est réduite à la déchéance ou à l'émigration c'est ainsi que nous allons retrouver des "de Sonnay"

 

En Angleterre près d'Henry III Plantagenet :

Amic de Saunay, vers 1200

Olivero de Sonayo 1252

 

En Savoie près de Boniface de Savoie oncle d'Henry III et archevêque de Canterbury :

Famille de Sonay, 1279

 

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La période Templière étant terminée, nous renvoyons le lecteur à la liste simplifiée et au résumé ci après :

 

Comme faits marquants sur les noms ultérieurs, on peut signaler :

  • En Angleterre, depuis l’installation d’Amic de Saunay vers 1200, on trouve encore le nom en 1699 et 1862.
  • De même, après l’installation de Benoît de Saunay (ou de Launay) en Normandie en 1247, on trouve des de Saunay en 1346, 1463, 1682 et 1747.
  • La présence du nom en Poitou se poursuit puisqu’on en trouve en 1610, 1630, 1758 et 1810.
  • L’apparition du nom avec sa particule en Suisse dans le canton de Vaud dès 1337. Au moment de la réforme, il semble que la particule ait été perdue. Le village d’origine s’appelle La Rougève ou La Rogivue selon que l’on se trouve du coté des Catholiques ou celui des Protestants. Les noms de famille diffèrent également de chaque coté de cette frontière : Les Sonney sont catholiques et habitent La Rougève rattaché à Fribourg ; les Sonnay sont protestants ou vaudois habitent La Rogivue rattaché à Berne et au canton de Vaud. On est donc là aussi sur une frontière : est-ce là encore la raison de voir apparaître des Sonnay ? Cette famille comporte des descendants qui ont émigré en France ou au Canada. On trouve les noms à particules en 1337, 1444, 1457 et 1700. Les armes de la famille illustrent parfaitement l'option étymologique lié au terme "sonnette"

 

  • Le fief de Saunay en Eure et Loir est fortement représenté de 1417 à 1720 mais les seigneurs se sont fait appeler sieurs de Sonnay sans prendre directement le nom sauf peut être Simon de Sonnay en 1642.
  • Une branche s’est installée à Bernis (30620) près de Nimes dans le Gard en 1485 et 1521 également avec la particule à l’origine. Là aussi la particule s’est perdue au moment de la réforme. Beaucoup de Sonay (ou Sounay) habitant Bernis ont dû abjurer suite à l’action des dragons le 2 octobre 1685 voir « Bulletin de la société d'histoire du protestantisme français » 1913 Tome 62 pages 502.
  • En Savoie le fief de Sonney existait en 1336 il n’est donc pas étonnant que l’on retrouve le nom en Savoie en 1338 et 1490. Voir le Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie 1935 d'Adolphe Gros p. 544.
  • Une branche des Saunay du château de Cravant les Coteaux, les de la Barre de Saunay vont marquer leur temps de 1644 à 1734 avec un grand prieur Hospitalier d’Aquitaine, Louis Léonard Alphonse de la Barre de Saunay en 1684, il portait d'argent à trois lions de sable, lampassés et couronnés d'or.
  • Ce même château de Sonnay a été acheté en 1770 par Jacques Alexandre Becquet du Vivier. La famille va vite prendre le nom de Becquet de Sonnay et l’on rencontre ce nom de 1789 à 1900.
  • Plus récemment, une branche s’est installée en Belgique et l’on trouve des noms de 1893 à 1946.
  • Pour ce qui est des abonnés au téléphone, il n’existe plus personne portant ce nom avec particule sur l’ensemble de la France. Il se peut donc que les familles aient toutes disparues. Nous ne retrouvons plus que trois sociétés portant les noms de la ville de leur siège : deux au château de Sonnay près de Chinon (37) (entreprises vinicoles) et une exploitation agricole à Saunay près de Nonainville (28) ainsi qu'un charpentier à Anjou en Isère.