- i - Le Chêne Saulnier 79120 Sepvret :  

 

 

 

      Le Chêne Saulnier (flèche verte) voisine le "Bois de la Villa Morin" et un peu plus loin la "Fontaine de Triangle" qui sont deux emplacements des fonderies d'argent de la ville de Melle. Il précédait donc ces installations sur le chemin de Saint Jacques et appelait la protection du château situé en ville si besoin était. Les mines de Melle ont fonctionné depuis 675 environ, date à laquelle l'argent remplace l'or pour les monnaies jusqu'à la fin des Carolingiens soit 987 au plus tard. La production de monnaies avec le nom de Melle continuera jusqu'en 1187 mais ces pièces  n'ont pas été frappées sur place, les mines ayant fermé depuis longtemps.


 

Carte; Hypothèse d'affectation : Mérovingiens

 

 

     - j - La voie Saunière 79170 Périgné :  

 

     Le site est sur le "Chemin des Romains" qui n'est autre que la voie A sur la carte ci-dessus juste après son croisement avec le "Grand Chemin de Saint Jacques" coté B et après la traversée de la Béronne. C'est le chemin du sel vu au n°9 dans sa version contournement de Melle.

 

Hypothèse d'affectation : Autres toponymes

 

 

     - k - Le Saunier 79190 Melleran :  

 

     Une autre étape du "Grand Chemin Saunier" qui devait suivre dans l'ordre les n°j, k , 9, 8.

 

 Hypothèse d'affectation : Autres toponymes

 

 

     - l - Sénard 85600 Saint-Hilaire-de-Loulay : 

     - m - La Saulnerie 85600 La Guyonnière :  

 

Château de Montaigu
Château de Montaigu

     Nous sommes là à la frontière entre le Poitou et la Bretagne avec régime des marches avantagères au Poitou sur la Bretagne tout comme Montaigu (ci-contre) que les deux sites encadrent. Montaigu relevait du vicomte de Thouars. Sur les rives de la Maine Sénard défend le nord-ouest de Montaigu, tandis que la Saulnerie surveille le sud-est.

 

     Nous sommes peut être dans le même cas que le n°b ci dessus pour l'avancée des bretons sur les francs car la Guierche de Vendrennes 85250 n'est pas très loin (voir Touraine n°8). La Saulnerie jouxte le fossé neuf qui en général désigne une carrière à chaux mais qui peut faire penser à d'anciennes fortifications.

 

      Signalons au passage que Maurice Ier de Belleville, mari de Guiburge Boscher, était également seigneur de Montaigu (Voir études patronymiques n°IX)

 

Carte 1; Carte 2; Hypothèse d'affectation : Marche bretonne

 

 

     - n - Saulnay 85270 Notre-Dame-de-Riez :

  

     Ce lieu-dit est un quartier de Notre-Dame-de-Riez au bord du Ligneron. Notre-Dame-de-Riez est peuplé depuis le néolithique comme en témoignent plusieurs menhirs et dolmens. Un château fort y est attesté en 1087. C'est surement ce château qui était celui du "fief de Saulnay", appellation officielle d'une rue de Notre-Dame-de-Riez. A l'époque Notre-Dame était une île dont le seigneur était féal de Saint- Hilaire-de-Riez. A l'est Commequiers (ci contre) possède une impressionnante forteresse construite au XIème siècle par le vicomte de Thouars. Encore une forteresse de l'héritage de Maurice de Belleville, mari de Guiburge (voir n°m ci dessus et l'étude patrony-mique n°IX ). Riez semble être un fief autonome jusque vers 1182, par la suite il est rattaché à Apremont. Commequier, Garnache, Belleville et Apremont sont très proches des Templiers par les dons qu'ils leur ont fait.

         Tous les lieux n°n à r séparent la Vendée de l'ouest à l'est par une ligne horizontale qui semble bien être une ancienne frontière. Cette frontière ne correspondrait-elle pas à la limite sud du comté d'Herbauges et donc du comté de Nantes lorsqu'il était aux mains de la maison d'Anjou après 930. Le comte Renaud d'Herbauges (795-843) était probablement de la famille des Rorgonides affilié aux comtes du Maine dont on a vu qu'ils employaient des saxons comme guetteurs. L'ancienneté des Sauneries de cette frontière est en effet établi par le n°r ci dessous. Il est également à noter que les châteaux de Montaigu, Pouzauges, la Garnache, Apremont, Commequiers et Chateaumur qui pouvaient faire partie du comté d'Herbauges passent sous le controle des vicomtes de Thouars en 1099.

 

         Deux personnages dénommés Saunay (IX et XV de l'étude patronymique) peuvent être rattachés à ce Saulnay.

 

Carte; Hypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - o - La Saulnerie 85220 La Chapelle-Hermier :

 

     La Saulnerie dépendait du château d'Apremont tout comme Coex, Aizenay et Riez. La rivière le Jaunay (Saunay ? le Jaunay s'appelait précédemment la Jaunaye et se jetait dans la mer à la Sauzaie !!!) marquant certainement la limite sud du fief. Avec la Vie qui passe à Riez, ces deux rivières ont connu de nombreuses attaques Vikings. Sur la carte de Cassini il s'agit bien du Jaunay avec la Sonneries sur la rive droite.

 

Carte; Hypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - p - La Saunerie 85190 Aizenay :

 

      En continuité du n°o ( 5 km ) la limite sud d'Apremont devait suivre la Boëre affluent du Jaunay. également Sonnerie sur la carte de Cassini.

 

Carte; Hypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - q - La Saunière 85280 La Ferrière :

 

     La Saunière devait dépendre du château des Essarts dont la motte castrale est attestée du IX au XIème siècle. Les Essarts ont été rattachés également à Apremont. La région était pourvue de forges le long des rives de l'Yon comme l'en atteste le nom de La Ferrière. La Roche-sur-Yon proche était rattachée à Talmont, les deux forteresses ayant été confiées par Guillaume VII Aigret à Guillaume le Chauve en 1025.

 

Carte; Hypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - r - Croisée des Saulnières 85390 Bazoges-en-Pared :

 

     Ce croisement de chemins est tout proche (1 km) d'un site appelé "Motte et retranchement médiéval du Plessis Bouchard". Il s'agit des restes d'une motte relativement bien conservée car restée en forêt. Cette fortification très ancienne a été décrite dans la revue du Bas Poitou de 1917 3ème livraison pages 161 à 168 ainsi que celle de 1948 2ème livraison page 127 pour l'histoire du fief de Bazoges en Pareds. Cette motte féodale est datée du IXème jusqu'au XIème compte tenu de ses deux enceintes et des travaux d'amélioration de la forteresse. Cela correspond tout à fait à la période d'existence du comté d'Herbauges au n°n ci dessus.

 

     Les Saulnières étant au pluriel, il devait y avoir un autre point remarquable dans le voisinage. Peut être la motte de Mouilleron en Pareds (4,5 km) qui devait faire face à un poste d'observation en territoire ennemi. En effet une colline appelée "Moulins et rochers de Mouilleron" surplombe de plus de 70 m cette motte qui devait être défendue par des fossés en eau. Cette colline pouvait être rattachée à la Châtaigneraie dépendant des châteaux de Mervent-Vouvant.

 

 CarteHypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - s - La Saunerie 85700 Saint-Mesmin :

 

     La Saunerie est située au sommet d'une hauteur qui domine de 50 m la Sèvre Nantaise donc en bonne position de guet vers les possessions du vicomte de Thouars. Elle devait rapporter au château de Pouzauges. On ne sait pas  quelle famille détenait Pouzauges avant les de Bouil vers 1200 mais il serait logique que Pouzauges soit le garant de la frontière est du comté d'Herbauges, faisant suite aux n° précédents car la Sèvre Nantaise séparant à cet endroit les départements de Vendée et des Deux-Sèvres, devait séparer le comté d'Herbauges, puis celui de Nantes angevine après 930, de la vicomté de Thouars face à Cerisay.

 

Carte; Hypothèse d'affectation : Marche normande

 

 

     - t - La Saunerie 85440 Talmont-Saint-Hilaire :

 

     Voir l'historique du château de Talmont construit en 1025, ainsi que l'arbre généalogique de Guillaume le Chauve proche des anglo-normands, descendant direct des comtes de Poitou et demi frère de Guillaume V le Grand. Il n'est pas facile de dire qui a pu implanter cette Saunerie qui est peut être pour une fois une fabrique de sel parce que très proche du château de Talmont et situé parmi les marais salants. La plus forte probabilité pour cette Saunerie serait une implantation tardive (en 1182) par Richard Coeur-de-Lion lors des grands travaux de fortification qu'il entreprit à Talmont. Jean Mesqui attribue ces travaux à Savary de Mauléon (Un proche de Jean-sans-Terre) mais il est démenti par Marie Pierre Baudry et Pascale Gadé qui l'attribuent formellement à Richard qui se dénommait lui même "dominus de Thalmundo" (Fany Madeline "les Plantagenêts et leur empire" PUR 2014 p. 184"). Toujours est-il que la présence plantagenaise y est très forte.

 

CarteHypothèse d'affectation : Richard Cœur de Lion.

 

 

     - u - La Sornière 85440 Talmont-Saint-Hilaire :

 

     Ce qui vient d'être dit pour la Saunerie au nord-ouest du château de Talmont est également valable pour la Sornière qui occupe une position équivalente au sud-est du château. Ceci conforte le fait que la Saunerie n°t est à prendre au sens de guet plutôt que lié à la production de sel.

 

CarteHypothèse d'affectation : Richard Cœur de Lion.

 

 

     - v - La Saulnerais 85520 Jard sur Mer :

 

     Compte tenu de l'emplacement au bord des marais salants, il s'agit surement ici de production de sel.

 

Hypothèse d'affectation : Autres toponymes